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	<title>Zo&#233; Genot</title>
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	<description>Zo&#233; G&#233;not, d&#233;put&#233;e f&#233;d&#233;rale ECOLO</description>
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		<title>VW Forest et sous traitants, des grandes d&#233;clarations... et pas de suivi !</title>
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		<description>Apr&#232;s l'annonce des licenciements, les ministres se bousculaient pour dire qu'ils allaient faire appel au Fonds europ&#233;en &#224; la mondialisation. Mais le dossier n'a pas &#233;t&#233; rentr&#233;. 13 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;VW Forest et le Fonds europ&#233;en d'ajustement &#224; la mondialisation&quot; (n&#176; 15030) 13.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la ministre, j'avais d&#233;j&#224; interrog&#233; votre pr&#233;d&#233;cesseur sur ce dossier. En effet, &#224; la suite du (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'annonce des licenciements, les ministres se bousculaient pour dire qu'ils allaient faire appel au Fonds europ&#233;en &#224; la mondialisation. Mais le dossier n'a pas &#233;t&#233; rentr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;13 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;VW Forest et le Fonds europ&#233;en d'ajustement &#224; la mondialisation&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 15030)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, j'avais d&#233;j&#224; interrog&#233; votre pr&#233;d&#233;cesseur sur ce dossier. En effet, &#224; la suite du licenciement d'une partie des travailleurs et sous-traitants de VW Forest, il avait &#233;t&#233; question d'une aide possible du Fonds europ&#233;en d'ajustement &#224; la mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;cembre 2007, votre pr&#233;d&#233;cesseur me disait qu'un dossier &#233;manant du ministre de l'&#201;conomie &#233;tablissait le lien entre la mondialisation et les restructurations dans le secteur automobile, plus particuli&#232;rement chez VW, et que ce dossier avait &#233;t&#233; transmis aux R&#233;gions, comp&#233;tentes pour les mesures de soutien au personnel licenci&#233;. Nous entendons parler r&#233;guli&#232;rement de l'usage qui est fait de ce Fonds d'ajustement. Ainsi, l'industrie textile flamande vient de recevoir 9,2 millions. En Su&#232;de, l'industrie automobile a, elle aussi, connu de graves probl&#232;mes, comme en t&#233;moignent les 4 687 licenciements (2 200 chez Volvo et le reste chez ses fournisseurs). Une demande d'aide s'&#233;levant &#224; 9,8 millions a &#233;t&#233; introduite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame la ministre, qu'en est-il des travailleurs licenci&#233;s de VW Forest et des sous-traitants qui n'ont jamais retrouv&#233; d'emplois ? Pouvez-vous me dire si ce dossier &#233;tablissant le lien entre la mondialisation et les restructurations dans le secteur automobile, et plus particuli&#232;rement &#224; VW Forest, a finalement &#233;t&#233; introduit au Fonds europ&#233;en d'ajustement &#224; la mondialisation ? Les travailleurs licenci&#233;s de VW Forest et les sous-traitants vont-ils b&#233;n&#233;ficier d'une aide de ce Fonds qui permet de financer des projets dynamiques de reconversion ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.02 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; En ce qui concerne Forest, comme vous le savez, ce sont les R&#233;gions qui doivent introduire les dossiers. Nous ne sommes, au niveau f&#233;d&#233;ral, que les &quot;passeurs&quot; de demandes &#224; l'&#233;gard de la Commission.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, la R&#233;gion de Bruxelles-Capitale n'avait pas introduit de demande et ce, pour deux raisons. D'une part, ils avaient utilis&#233; la fin des avantages du Fonds social europ&#233;en pour compenser la demande. D'autre part, &#224; ce moment &#8211; c'est d'ailleurs l'une des raisons de la modification de la Commission , la r&#233;glementation pour l'acc&#232;s au Fonds d'ajustement &#224; la mondialisation &#233;tait tr&#232;s restrictive et ils avaient le sentiment de ne pas entrer dans les conditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre-temps, la Commission a assoupli les conditions. Maintenant, par exemple, il ne faut plus viser que 500 personnes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle d'autres &#233;volutions ont pu avoir lieu en Belgique qui permettront de mieux r&#233;agir si un nouveau probl&#232;me surgissait &#224; Forest, ce que je n'esp&#232;re pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, on vient de prendre les mesures de minimis conto. Les choses avancent.
Si un probl&#232;me devait se poser &#224; Genk ou ailleurs, nous aurons la possibilit&#233; de recourir beaucoup plus facilement au Fonds europ&#233;en d'ajustement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; En tout cas, de nombreuses personnes, notamment chez les sous-traitants, &#233;taient dans des situations difficiles et ont &#233;t&#233; licenci&#233;es dans des conditions d&#233;favorables. Par exemple, certains, int&#233;rimaires depuis plus de 7 ans, n'ont re&#231;u aucune nouvelle de personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, ils sont donc tr&#232;s f&#226;ch&#233;s d'entendre, en p&#233;riode de crise, les politiques affirmer qu'ils s'adresseront au Fonds europ&#233;en alors que dans les faits, il ne se passe rien. Pendant un certain nombre d'ann&#233;es, en r&#233;ponse &#224; nos questions, on pr&#233;tend &#233;tudier le dossier, puis on constate que rien n'a &#233;t&#233; fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'insiste pour que la prochaine fois, on ait un suivi beaucoup plus s&#233;rieux du dossier pour pouvoir expliquer aux gens les raisons des d&#233;cisions prises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.04 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Je pense que vous devez absolument faire poser cette question par des gens de votre parti au gouvernement r&#233;gional concern&#233;, dont vous faites par ailleurs partie. C'est une comp&#233;tence r&#233;gionale, je le r&#233;p&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.05 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; M. Cerexhe a &#233;t&#233; interrog&#233; au niveau bruxellois et a aussi donn&#233; des r&#233;ponses vagues, comme celles que j'ai obtenues ici. Ce n'est pas correct. On aurait d&#251; pouvoir dire beaucoup plus rapidement que la situation n'entrait pas dans les conditions exig&#233;es et que d'autres voies allaient &#234;tre explor&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.06 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Je ne sais pas exactement ce qui s'est pass&#233; &#224; cette &#233;poque. Votre question concerne un dossier du pass&#233;. &#192; ce stade, c'est en tout cas ce que je peux vous r&#233;pondre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En revanche, nous avons analys&#233; cette mati&#232;re. D&#232;s qu'on aura une restructuration qui entre dans le champ d'application, les courriers sont pr&#234;ts &#224; &#234;tre adress&#233;s &#224; la R&#233;gion pour susciter le d&#233;p&#244;t de la demande, pour pouvoir ensuite n&#233;gocier au niveau europ&#233;en. Le probl&#232;me est que nous ne pouvons pas faire le dossier nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 27 octobre 2009 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0680)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.zoegenot.be/Licenciements-VW-toujours-pas-de.html' class='spip_out'&gt;Question pr&#233;c&#233;dente&lt;/a&gt; pos&#233;e le 11 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.zoegenot.be/VW-et-sous-traitants-alors-ce.html' class='spip_out'&gt;Question pr&#233;c&#233;dente&lt;/a&gt; pos&#233;e le 24 janvier 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand m&#234;me des limites publicitaires pour les &quot;loueurs d'esclaves&quot;</title>
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		<description>Pas de nouvelles de la ministre de l'Emploi, mais le ministre de l'Economie souhaite examiner les pratiques douteuses de certains employeurs vantant des travailleurs &#233;trangers. 07 Question de Mme Zo&#233; Genot au ministre pour l'Entreprise et la Simplification sur &quot;le courrier publicitaire re&#231;u par des entreprises de la construction&quot; (n&#176; 21456) 07.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le ministre, dans un petit article paru dans le journal Le Soir du 7 janvier dernier, j'ai lu avec stup&#233;faction (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pas de nouvelles de la ministre de l'Emploi, mais le ministre de l'Economie souhaite examiner les pratiques douteuses de certains employeurs vantant des travailleurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;07 Question de Mme Zo&#233; Genot au ministre pour l'Entreprise et la Simplification sur &quot;le courrier publicitaire re&#231;u par des entreprises de la construction&quot; (n&#176; 21456)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;07.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Monsieur le ministre, dans un petit article paru dans le journal Le Soir du 7 janvier dernier, j'ai lu avec stup&#233;faction ce qui suit : &quot;Un employeur du secteur de la construction qui cherchait des ouvriers a r&#233;cemment re&#231;u, comme quelques autres, un courrier lui proposant 'de la main d'&#339;uvre de qualit&#233; &#224; un prix tr&#232;s raisonnable et en toute l&#233;galit&#233;'&quot;, ces derniers mots &#233;tant soulign&#233;s. Le courrier pr&#233;cise qu'il s'agit de travailleurs polonais qui peuvent &#234;tre d&#233;tach&#233;s en Belgique. Je cite encore : &quot;Un homme de m&#233;tier de dix ans d'exp&#233;rience minimum vous reviendra &#224; 15,5 euros de l'heure toutes charges comprises et un ouvrier polyvalent &#224; 14 euros. Ceci vous sera factur&#233; avec une TVA de z&#233;ro pour-cent. Qualifi&#233;s, hommes de m&#233;tier ou polyvalents de minimum dix ans d'exp&#233;rience, aguerris, courageux, disponibles et flexibles, mis &#224; l'essai pendant deux semaines avec remplacement imm&#233;diat si pas satisfait. Une souplesse dans les horaires, une qualit&#233; de service, une motivation de prestation, une endurance certifi&#233;e.&quot; On se croirait au march&#233; des esclaves.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite &#224; cela, j'ai interrog&#233; votre coll&#232;gue la ministre de l'Emploi, Mme Milquet, en commission des Affaires sociales le 2 f&#233;vrier, au sujet de ce d&#233;marchage agressif aupr&#232;s de certaines entreprises en vue du d&#233;tachement d'ouvriers &#233;trangers. Dans sa r&#233;ponse, Mme Milquet me dit qu'elle va discuter avec vous de ce genre de pratiques publicitaires qui &quot;pourraient s'apparenter &#224; de la publicit&#233; comparative relativement d&#233;loyale, surtout lorsqu'il s'agit d'hommes et de femmes qui ne sont m&#234;me pas des objets de travail&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur le ministre, &#234;tes-vous au courant de ces pratiques publicitaires ? Qu'en pensez-vous ? En avez-vous parl&#233; avec la ministre de l'Emploi ? Qu'avez-vous l'intention de faire pour &#233;viter ce genre de pratiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;07.02 Vincent Van Quickenborne, ministre :&lt;/strong&gt; Ch&#232;re coll&#232;gue, tout d'abord, bien que ma coll&#232;gue Mme Milquet vous ait r&#233;pondu en commission des Affaires sociales, elle comptait adresser un courrier &#224; son coll&#232;gue dou&#233; et comp&#233;tent en la mati&#232;re, M. Van Quickenborne, que mes services n'ont pas encore re&#231;u. Mais c'est peut-&#234;tre La Poste, cela prend du temps !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une concertation avec ma coll&#232;gue n'a pas encore eu lieu. N&#233;anmoins, outre le respect des r&#233;glementations sociales, ce type d'offres devrait &#234;tre analys&#233; au regard de la loi du 14 juillet 1991, bient&#244;t de la nouvelle loi sur les pratiques du march&#233; du 6 avril 2010 qu'on vient d'adopter, &#233;tant donn&#233; qu'elles sont susceptibles de comporter des &#233;l&#233;ments trompeurs quant &#224; la nature du service offert et peuvent donc constituer une infraction &#224; l'article 94/2 de la loi de 1991, bient&#244;t article 96 de la nouvelle loi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il conviendrait &#233;galement d'enqu&#234;ter sur l'identit&#233; du prestataire &#233;mettant de telles offres afin de d&#233;terminer la l&#233;galit&#233; de celles-ci et leur caract&#232;re potentiellement d&#233;loyal, notamment en vertu des articles 94/2 (tromperie sur l'identit&#233; du vendeur) et 94/17 (identit&#233; dissimul&#233;e). J'invite Mme Genot &#224; fournir tout document utile &#224; notre Inspection &#233;conomique. Je propose que vous m'envoyiez une copie de cet article par mail, que je transmettrai &#224; l'Inspection &#233;conomique qui se livrera &#224; une analyse approfondie et agira si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;07.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Monsieur le ministre, je vous remercie pour votre r&#233;ponse.
On ne peut pas agir au niveau de l'emploi puisqu'il n'y a pas encore d'ill&#233;galit&#233;s commises. Il s'agit &#224; ce stade de propositions. Il faut examiner l'aspect tromperie et d&#233;loyaut&#233; de cette offre. Je pense qu'il faut aussi examiner son aspect d&#233;gradant pour l'&#234;tre humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission de l'Economie - R&#233;union du 21 avril 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0874)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Test ADN pour regroupements familiaux : tr&#232;s co&#251;teux !</title>
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		<description>Wathelet examine la possibilit&#233; d'une prise en charge pour les familles en besoin de protection. 17 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat au Budget, &#224; la Politique de migration et d'asile, &#224; la Politique des familles et aux Institutions culturelles f&#233;d&#233;rales sur &quot;les tests ADN dans le cadre des regroupements familiaux&quot; (n&#176; 19883) 17.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, en septembre 2003, le SPF Int&#233;rieur a d&#233;cid&#233; d'instaurer la possibilit&#233; d'effectuer des tests ADN (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Wathelet examine la possibilit&#233; d'une prise en charge pour les familles en besoin de protection.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;17 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat au Budget, &#224; la Politique de migration et d'asile, &#224; la Politique des familles et aux Institutions culturelles f&#233;d&#233;rales sur &quot;les tests ADN dans le cadre des regroupements familiaux&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 19883)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, en septembre 2003, le SPF Int&#233;rieur a d&#233;cid&#233; d'instaurer la possibilit&#233; d'effectuer des tests ADN dans le cadre des proc&#233;dures de regroupement familial. Au d&#233;part, cette proc&#233;dure est con&#231;ue comme un projet pilote destin&#233; &#224; &#234;tre &#233;valu&#233; et quelques postes diplomatiques seulement &#233;taient autoris&#233;s &#224; y participer. Aujourd'hui, sans v&#233;ritable &#233;valuation, la proc&#233;dure s'est g&#233;n&#233;ralis&#233;e et elle est devenue une &#233;tape incontournable de la proc&#233;dure de regroupement familial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le recours &#224; ces tests soul&#232;ve certaines questions car ils v&#233;hiculent une notion essentiellement biologique de la notion de famille alors que dans tous les pays, tous les enfants ne sont pas forc&#233;ment les enfants de leur p&#232;re. Cela a pour cons&#233;quence de bouleverser l'&#233;quilibre des familles et d'&#233;branler l'int&#233;r&#234;t des enfants concern&#233;s. Or il s'agit pour ces familles de r&#233;fugi&#233;s de l'ultime &#233;tape apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de souffrance, de pers&#233;cution et de s&#233;paration. En outre, d'apr&#232;s les chiffres du rapport annuel de l'Office des &#233;trangers, sur 3 731 tests effectu&#233;s, 3 475 se sont av&#233;r&#233;s positifs. Le Comit&#233; belge d'aide aux r&#233;fugi&#233;s (CBAR) a lui aussi des chiffres largement positifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela montre que les familles qui demandent le regroupement familial n'ont aucune intention de frauder ou d'utiliser cette proc&#233;dure comme mani&#232;re de s&#233;journer en Belgique. Quand on reconna&#238;t des personnes comme r&#233;fugi&#233;s, c'est souvent parce qu'elles risquent des pers&#233;cutions dans leur pays d'origine. Donc, leur famille est dans la m&#234;me situation et il y a une urgence &#224; op&#233;rer ce regroupement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de se livrer &#224; une &#233;valuation de cette proc&#233;dure de tests d'ADN dans un d&#233;bat public et de tirer des conclusions sur son utilit&#233; ? En outre, il y a le probl&#232;me des co&#251;ts. Il semblerait que dans la majorit&#233; des pays europ&#233;ens, les frais de tests ADN pour le regroupement familial des enfants des r&#233;fugi&#233;s sont pris en charge par les autorit&#233;s et &#224; tout le moins quand les tests s'av&#232;rent positifs. En Belgique, ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; le co&#251;t &#233;lev&#233; de ces tests et leur utilisation presque syst&#233;matique, le CBAR a cr&#233;&#233; un fonds qui pr&#234;te de l'argent &#224; un taux d'int&#233;r&#234;t &quot;social&quot; de 5 % pour financer les billets d'avion et les tests ADN prouvant un lien de parent&#233;. Ce fonds qui a d&#233;but&#233; en janvier 2009 et qui s'&#233;levait &#224; 120 000 euros a d&#233;j&#224; aid&#233; plus de 80 familles mais ne contient plus que 30 000 euros. Le fonds est donc bient&#244;t &#233;puis&#233; et de nombreuses familles vont se trouver en difficult&#233;. En outre, ces familles doivent faire face &#224; d'autres frais importants comme les demandes de visa (180 euros par personne), l'achat des passeports (jusqu'&#224; 300 euros par personne), la l&#233;galisation des documents, la visite chez un m&#233;decin pour obtenir le certificat m&#233;dical, les billets d'avion, parfois la location d'un logement suffisant, m&#234;me bien avant que la famille n'arrive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf erreur, votre pr&#233;d&#233;cesseur, Mme Turtelboom, se serait engag&#233;e pour que l'&#201;tat belge prenne en charge ces frais de tests ADN. Ne pensez-vous pas qu'il faudrait, &#224; l'instar des autres pays de l'Union europ&#233;enne, que les autorit&#233;s belges prennent en charge ces frais de tests ADN ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17.02 Melchior Wathelet, secr&#233;taire d'&#201;tat :&lt;/strong&gt; Madame Genot, l'Office des &#233;trangers exige d'abord que la preuve du lien soit apport&#233;e par la production d'un extrait de registre de l'&#233;tat civil du pays d'origine. Lorsque l'int&#233;ress&#233; se trouve dans l'impossibilit&#233; d'obtenir un acte l&#233;galis&#233; et que l'analyse du dossier ne fait pas ressortir ce lien de parent&#233;, nous proposons le test ADN facultatif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une grande majorit&#233; des tests effectu&#233;s donne un r&#233;sultat positif mais je ne peux pas vous suivre lorsque vous concluez que ces tests n'auraient plus leur utilit&#233;. Bien au contraire, le grand nombre de r&#233;sultats positifs indique qu'un test ADN constitue un moyen efficace pour permettre &#224; davantage de personnes de prouver leur lien de parent&#233; en toute objectivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne la prise en charge de ce type de tests par le budget de l'&#201;tat, il s'agit d'une piste importante &#224; &#233;tudier puisqu'il est question d'un budget tournant aux alentours de 300 000 euros par an. Dans le but d'avancer, j'ai demand&#233; &#224; mon administration d'examiner le co&#251;t de pareilles mesures et comment le limiter au maximum.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je tiens toutefois &#224; vous dire que toute initiative en ce sens viserait d'abord &#224; couvrir les personnes ayant le statut de r&#233;fugi&#233;s reconnu. Ensuite, d'autres cat&#233;gories de personnes pourraient &#234;tre concern&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Il me semble utile que nous puissions &#233;valuer dans quels types de cas ces tests sont n&#233;cessaires ou non. En effet, il existe suffisamment de documents pour ne pas devoir recourir syst&#233;matiquement &#224; ce test cher, comme cela se fait depuis de plus en plus fr&#233;quemment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'esp&#232;re que vous pourrez examiner la possibilit&#233; d'un financement, pour certaines cat&#233;gories dans un premier temps, et peut-&#234;tre pour d'autres, dans un deuxi&#232;me temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission de l'Int&#233;rieur - R&#233;union du 3 mars 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0817)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;lais dans l'octroi du minimex de rue</title>
		<link>http://www.zoegenot.be/Delais-dans-l-octroi-du-minimex-de.html</link>
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		<description>Les SDF devraient se voir accorder une aide urgente directement. Sur le papier, la proc&#233;dure est bien pens&#233;e. Mais cela continue &#224; coincer sur le terrain... 03 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Int&#233;gration sociale et &#224; la Lutte contre la pauvret&#233;, adjoint &#224; la ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233; publique, charg&#233;e de l'Int&#233;gration sociale, sur &quot;le d&#233;lai pour l'octroi d'une adresse de r&#233;f&#233;rence par les CPAS&quot; (n&#176; 19303) 03.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la pr&#233;sidente, (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les SDF devraient se voir accorder une aide urgente directement. Sur le papier, la proc&#233;dure est bien pens&#233;e. Mais cela continue &#224; coincer sur le terrain...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;03 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Int&#233;gration sociale et &#224; la Lutte contre la pauvret&#233;, adjoint &#224; la ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233; publique, charg&#233;e de l'Int&#233;gration sociale, sur &quot;le d&#233;lai pour l'octroi d'une adresse de r&#233;f&#233;rence par les CPAS&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 19303)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;03.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la pr&#233;sidente, monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, des acteurs du soutien aux SDF m'informent d'une pratique tr&#232;s peu &#233;l&#233;gante de certains CPAS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand un SDF s'adresse &#224; eux pour avoir une adresse de r&#233;f&#233;rence et un revenu d'int&#233;gration sociale, ils instruisent tr&#232;s lentement le dossier (30 jours) avant de refuser, puis d'&#234;tre condamn&#233;s et donc de finalement accepter de payer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre-temps ces diff&#233;rentes man&#339;uvres ont priv&#233; la personne demanderesse d'une allocation m&#233;rit&#233;e et indispensable. Quand je discute avec certains CPAS, on me dit que c'est moins une man&#339;uvre qu'une difficult&#233; car il y a un travail trop important, particuli&#232;rement dans les grandes villes. N&#233;anmoins, le d&#233;sagr&#233;ment subi par la personne qui n'obtient pas son minimex de rue est tr&#232;s pr&#233;judiciable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, pouvez-vous retracer la proc&#233;dure type et les d&#233;lais pour l'octroi d'une adresse de r&#233;f&#233;rence ?
&#202;tes-vous au courant de cette pratique ?
Comment peut-on acc&#233;l&#233;rer la prise en charge ?
Quelle date est-elle prise en compte pour le calcul des jours &#224; indemniser ? Est-ce le jour du premier contact avec le CPAS ?
Ne pourrait-on envisager que le CPAS doive de toute mani&#232;re commencer &#224; soutenir la personne, quitte &#224; se faire rembourser s'il n'est pas comp&#233;tent ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;03.02 Philippe Courard, secr&#233;taire d'&#201;tat :&lt;/strong&gt; Madame la pr&#233;sidente, madame Genot, la proc&#233;dure &#224; suivre pour une demande d'octroi d'une adresse de r&#233;f&#233;rence est la proc&#233;dure normale pour une demande d'aide sociale. Dans ce cas, le CPAS dispose d'un d&#233;lai de 30 jours &#224; dater de l'introduction de la demande pour prendre une d&#233;cision sur la base d'une enqu&#234;te sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, lorsqu'un sans-abri sollicite l'aide sociale du Centre public d'action sociale de la commune o&#249; il se trouve, le pr&#233;sident doit lui accorder l'aide urgente requise dans les limites fix&#233;es par le r&#232;glement d'ordre int&#233;rieur du conseil de l'action sociale. &#192; charge pour lui de soumettre sa d&#233;cision au conseil &#224; la prochaine r&#233;union en vue de sa ratification. Il s'agit d'une obligation du pr&#233;sident du CPAS, et non pas seulement d'une possibilit&#233;, d'octroyer en cas d'urgence une aide effective &#224; une personne en d&#233;tresse qui ne dispose pas d'un logement et qui s'adresse au CPAS du lieu o&#249; elle se trouve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, lorsqu'une personne introduit une demande au CPAS, ce dernier doit lui d&#233;livrer un accus&#233; de r&#233;ception de sorte que l'int&#233;ress&#233; dispose d'une preuve de l'introduction de sa demande et de la date. La demande doit &#234;tre inscrite dans un registre tenu &#224; cet effet par le CPAS. De la sorte, l'int&#233;ress&#233; dispose d'une preuve en vue de l'&#233;ventuel recours qu'il peut introduire devant le tribunal du travail. Le l&#233;gislateur a fourni une garantie aux sans-abri de sorte que lorsque le recours est introduit par une personne sans-abri, le tribunal du travail d&#233;termine, au besoin, le CPAS comp&#233;tent apr&#232;s voir rappel&#233; &#224; la cause le Centre, et sous r&#233;serve de la prise en charge ult&#233;rieure de cette aide par un autre Centre ou par l'&#201;tat, conform&#233;ment aux dispositions de la loi du 2 avril 1965 relative &#224; la prise en charge des secours accord&#233;s par les CPAS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, le sans-abri dispose, comme tout demandeur, de la possibilit&#233; d'introduire un recours en r&#233;f&#233;r&#233; devant le tribunal du travail en cas d'urgence. Dans une m&#234;me optique, la proc&#233;dure de demande d'aide aux CPAS a &#233;t&#233; acc&#233;l&#233;r&#233;e par les dispositions obligeant un CPAS qui se d&#233;clare incomp&#233;tent de transmettre, par &#233;crit, la demande dans les cinq jours calendrier au CPAS qu'il estime &#234;tre comp&#233;tent et en avertir le demandeur dans le m&#234;me d&#233;lai.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous peine de nullit&#233;, la transmission au CPAS consid&#233;r&#233; comme comp&#233;tent se fait au moyen d'une lettre qui mentionne les raisons de l'incomp&#233;tence. Toutefois, la demande sera valid&#233;e &#224; la date de la r&#233;ception de la demande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le CPAS qui manque &#224; cette obligation doit accorder, aux conditions fix&#233;es par la loi, l'aide sociale tant qu'il n'a pas transmis la demande ni communiqu&#233; les raisons invoqu&#233;es pour justifier l'incomp&#233;tence. C'est &#233;galement dans un souci d'acc&#233;l&#233;ration des demandes d'aide que, depuis 2003, la proc&#233;dure oblige le deuxi&#232;me CPAS, qui se consid&#232;re &#233;galement incomp&#233;tent, &#224; saisir le ministre en vue de trancher le conflit de comp&#233;tences dans les cinq jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette proc&#233;dure a &#233;t&#233; introduite &#224; l'origine sp&#233;cifiquement pour d&#233;bloquer les demandes d'aide de sans-abri pour lesquelles certains CPAS se renvoyaient la balle au niveau de leurs comp&#233;tences. En vertu de tous ces &#233;l&#233;ments mis c&#244;te &#224; c&#244;te, j'estime que le n&#233;cessaire a &#233;t&#233; op&#233;r&#233; pour que les CPAS ne puissent pas agir au d&#233;triment des SDF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;03.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, le processus &quot;anti-ping-pong&quot; a l'air de fonctionner relativement bien sur le terrain. Cependant, en d&#233;but de r&#233;ponse, vous dites que le pr&#233;sident doit donner l'aide urgente et, ensuite, introduire la proc&#233;dure. Cela pose probl&#232;me ! Ayant discut&#233; avec plusieurs acteurs concern&#233;s, cela ne se passe manifestement pas ainsi sur le terrain. La l&#233;gislation est bonne mais elle n'est pas appliqu&#233;e. Il serait int&#233;ressant de rappeler aux pr&#233;sidents de CPAS leur obligation d'accorder l'aide urgente d&#232;s le d&#233;part de la proc&#233;dure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission de la Sant&#233; publique- R&#233;union du 3 mars 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0813)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Temps partiels et admission au ch&#244;mage.</title>
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		<description>Malgr&#233; 8 ans de travail &#224; mi-temps, une citoyenne re&#231;oit l'allocation de ch&#244;mage de base... logique ? 06 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;le droit au ch&#244;mage des travailleurs &#224; temps partiel&quot; (n&#176; 14622) 06.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la pr&#233;sidente, madame la ministre, j'ai &#233;t&#233; interpell&#233;e par une citoyenne pour une probl&#233;matique d&#233;j&#224; souvent abord&#233;e. Elle m'explique qu'apr&#232;s avoir travaill&#233; huit ans &#224; mi-temps, quelle (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; 8 ans de travail &#224; mi-temps, une citoyenne re&#231;oit l'allocation de ch&#244;mage de base... logique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;06 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;le droit au ch&#244;mage des travailleurs &#224; temps partiel&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 14622)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la pr&#233;sidente, madame la ministre, j'ai &#233;t&#233; interpell&#233;e par une citoyenne pour une probl&#233;matique d&#233;j&#224; souvent abord&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle m'explique qu'apr&#232;s avoir travaill&#233; huit ans &#224; mi-temps, quelle ne fut pas sa surprise d'&#234;tre licenci&#233;e : elle &#233;tait admise au ch&#244;mage sur base de ses &#233;tudes et pas sur base de son travail pendant huit ans. C'est difficile &#224; admettre et peu gratifiant pour quelqu'un qui a fait l'effort de travailler &#224; temps partiel dans un boulot pas facile tous les jours !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame la ministre, est-il possible pour une travailleuse &#224; mi-temps d'&#234;tre admise au ch&#244;mage sur base du travail ?
&#192; partir de quel temps de travail est-ce possible ?
En termes d'allocations de ch&#244;mage octroy&#233;es, de quel avantage dispose quelqu'un ayant travaill&#233; &#224; mi-temps par rapport &#224; quelqu'un n'ayant pas travaill&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des &#233;valuations ou des modifications de ce syst&#232;me sont-elles pr&#233;vues ? En effet, il constitue un contre-incitant pour des gens confront&#233;s &#224; un nouveau travail avec pour horizon le risque d'&#234;tre inscrits plus tard au ch&#244;mage comme s'ils n'avaient jamais travaill&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.02 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Madame la pr&#233;sidente, ch&#232;re coll&#232;gue, &#224; mon avis, certains &#233;l&#233;ments manquent : a-t-elle travaill&#233; &#224; mi-temps pendant les huit ans ? D'apr&#232;s la r&#233;ponse que je vous donnerai, cette citoyenne doit avoir connu un break durant cette p&#233;riode. Sans cela, ce n'aurait pas d&#251; &#234;tre le cas. Il est en effet tout &#224; fait possible pour un travailleur &#224; temps partiel d'&#234;tre admis au ch&#244;mage sur la base de ses prestations de travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#232;gle est la suivante : d'une part, un travailleur &#224; temps partiel peut &#234;tre assimil&#233; &#224; un travailleur &#224; temps plein et peut &#234;tre admis au b&#233;n&#233;fice des allocations de ch&#244;mage dans le r&#233;gime des travailleurs &#224; temps plein pour autant qu'il per&#231;oive un salaire au moins &#233;gal au salaire mensuel de r&#233;f&#233;rence &#8211; le fameux 1 387,49 euros &#8211; et qu'il prouve le nombre de jours de travail requis pour sa cat&#233;gorie d'&#226;ge pour une admission &#224; temps plein. C'est la premi&#232;re r&#232;gle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette hypoth&#232;se, le nombre d'heures de travail du travailleur &#224; temps partiel est converti en nombre de jours ; pour &#234;tre admis &#224; temps plein, le travailleur &#226;g&#233; de moins de 36 ans doit prouver au moins 312 jours de travail au cours des 18 mois qui pr&#233;c&#232;dent sa demande d'allocations. Pour justifier le nombre de jours de travail requis, il est n&#233;cessaire que le travailleur ait une fraction d'occupation d'environ 25.30 heures sur 38.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, le travailleur &#224; temps partiel peut &#234;tre admis au b&#233;n&#233;fice des allocations de ch&#244;mage dans le r&#233;gime sp&#233;cifique des travailleurs &#224; temps partiel volontaires pour autant qu'il ait travaill&#233; au moins 12 heures par semaine ou au moins le tiers d'une occupation &#224; temps plein et qu'il prouve un certain nombre de demi-jours de travail salari&#233; au cours d'une certaine p&#233;riode &#8211; p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence &#8211; pr&#233;c&#233;dant imm&#233;diatement la demande d'allocations de ch&#244;mage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, pour un travailleur de moins de 36 ans, il s'agit de prouver 312 demi-jours au cours des 24 mois pr&#233;c&#233;dant la demande d'allocations de ch&#244;mage ; s'il r&#233;unit les conditions d'admission pr&#233;cit&#233;es, le travailleur pourra b&#233;n&#233;ficier des demi-allocations de ch&#244;mage pour les heures habituelles d'activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la personne dont vous parlez, il s'agirait de voir si elle remplissait bien ces conditions pour ses huit ans d'activit&#233;, c'est-&#224;-dire 12 heures, occupation en tiers-temps, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, il est parfois avantageux pour quelqu'un qui commence &#224; travailler &#224; temps partiel et qui r&#233;unit &#233;galement les conditions pour &#234;tre admis sur la base de ses &#233;tudes de demander le statut de travailleur avec maintien des droits. Dans ce cas, &#224; l'issue de son occupation &#224; temps partiel, il aura le statut de travailleur &#224; temps plein. S'il n'a pas prest&#233; suffisamment d'heures pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier des allocations de ch&#244;mage &#224; temps plein, il pourra &#234;tre admis au b&#233;n&#233;fice des allocations d'attente, sur la base de ses &#233;tudes. Ses prestations pourront &#233;ventuellement &#234;tre prises en consid&#233;ration pour une admission &#224; temps plein ult&#233;rieurement. Ce n'est valable que pour les personnes ayant travaill&#233; un nombre d'heures insuffisant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En termes d'allocations de ch&#244;mage octroy&#233;es, l'avantage d&#233;pendra du montant de l'allocation auquel le demandeur aura droit en fonction de sa situation familiale, du salaire perdu ainsi que de la dur&#233;e de son ch&#244;mage. Ainsi, un travailleur cohabitant qui peut pr&#233;tendre au montant maximum de la demi-allocation de ch&#244;mage percevra un montant plus &#233;lev&#233; au d&#233;but de son ch&#244;mage que celui qui est pr&#233;vu en raison de son niveau d'&#233;tudes. En revanche, si son ch&#244;mage perdure et qu'il est indemnis&#233; comme travailleur cohabitant au forfait, il percevra une somme moins &#233;lev&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, cela d&#233;pend vraiment des situations. Il n'y a pas de r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, et les r&#232;gles en vigueur n'ont pas &#233;t&#233; remises en cause par les partenaires sociaux. Et demander des &#233;valuations ne me pose aucun probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'occurrence, cette personne a travaill&#233; &#224; mi-temps pendant huit ans. Elle aurait donc d&#251; &#234;tre admise sur la base de ses prestations professionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, je m'interrogeais &#224; propos des 312 jours sur les 24 derni&#232;res ann&#233;es. Imaginons quelqu'un qui preste un mi-temps en travaillant deux journ&#233;es par semaine. Selon la mani&#232;re dont le temps partiel est r&#233;parti sur la semaine, un autre acc&#232;s au ch&#244;mage est-il possible ? Cela ne risque-t-il pas d'entra&#238;ner des cons&#233;quences financi&#232;res ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.04 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Il faudrait faire preuve de plus de flexibilit&#233;. L'important est que nous ayons un volume, et nous pourrions donc &#234;tre moins rigides quant &#224; la r&#233;partition des heures. Je n'ai aucun souci &#224; demander l'avis des partenaires sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.05 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Il me semblerait int&#233;ressant que votre cabinet examine diff&#233;rents cas de figure avant de les renvoyer aux partenaires sociaux. Il ne sert &#224; rien de noyer ceux-ci sous le travail ! Mais si des diff&#233;rences d'admission apparaissaient entre des gens qui ont travaill&#233; le m&#234;me nombre d'heures, cela vaudrait la peine d'appliquer la mesure la plus favorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.06 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Ce sont des demi-jours ; c'est donc d&#233;j&#224; plus flexible.
Je peux franchement poser la question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 27 octobre 2009 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0680)]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Responsabilit&#233; solidaire ?</title>
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		<description>Le dossier est bloqu&#233; faute de consensus dans le gouvernement. 04 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;la responsabilit&#233; solidaire des employeurs qui travaillent en sous-traitance avec des soci&#233;t&#233;s occupant des travailleurs des nouveaux pays membres&quot; (n&#176; 13095) 04.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la ministre, la question des sous-traitances en cascade et la question de la responsabilit&#233; constituent un d&#233;bat important. (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dossier est bloqu&#233; faute de consensus dans le gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;04 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;la responsabilit&#233; solidaire des employeurs qui travaillent en sous-traitance avec des soci&#233;t&#233;s occupant des travailleurs des nouveaux pays membres&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 13095)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, la question des sous-traitances en cascade et la question de la responsabilit&#233; constituent un d&#233;bat important. Nous en avons d&#233;j&#224; parl&#233; au sein de cette commission. L'id&#233;al serait un syst&#232;me dans lequel le donneur d'ordre devient, lui aussi, solidairement responsable en cas d'atteinte grave aux droits des travailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &quot;Libre Belgique&quot; du 16 avril 2009 mentionnait : &quot;La ministre de l'Emploi, Jo&#235;lle Milquet, promet cependant le d&#233;p&#244;t dans les jours prochains d'un projet de loi visant &#224; instaurer une responsabilit&#233; solidaire aux employeurs belges lorsqu'ils travaillent en sous-traitance avec des soci&#233;t&#233;s utilisant des travailleurs de ces pays&quot;. Il y &#233;tait question des nouveaux pays pour lesquels le permis de travail serait superflu. &quot;En principe, la l&#233;gislation belge leur est appliqu&#233;e. Mais dans les faits, ce n'est pas toujours le cas, ce qui provoque une concurrence d&#233;loyale&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame la ministre, pouvez-vous pr&#233;ciser la port&#233;e du probl&#232;me ? Quand ce projet pourrait-il s'appliquer ? A-t-il d&#233;j&#224; fait l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux ? A-t-il d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; au Conseil d'&#201;tat ? Quelles diff&#233;rences subsiste-t-il entre pays membres n&#233;cessitant un permis de travail et les autres ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.02 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Madame Genot, en g&#233;n&#233;ral, je fais ce que je dis ! Par cons&#233;quent, le contenu de l'article est une r&#233;alit&#233;. J'ai d&#233;pos&#233;, il y a d&#233;j&#224; un mois, un projet de loi en bonne et due forme, avec les textes l&#233;gislatifs adapt&#233;s pour r&#233;instaurer une responsabilit&#233; solidaire et revenir, en tout cas, &#224; la l&#233;gislation ant&#233;rieure &#224; l'an 2000, qui &#233;tait plus rigoureuse en mati&#232;re de mise &#224; disposition des travailleurs. Je l'ai fait apr&#232;s avoir demand&#233; aux partenaires sociaux, au sein du Conseil national du Travail, de me remettre un avis qui, &#233;videmment, a &#233;t&#233; partag&#233;. Nous avons seulement pu constater l'absence de consensus, ce que, h&#233;las, j'ai &#233;galement d&#251; constater au sein du gouvernement &#224; quelques semaines des &#233;lections.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant de parvenir &#224; un consensus, je suis relativement bloqu&#233;e. Le projet de loi existe et il est plus que justifi&#233;, notamment eu &#233;gard &#224; la probl&#233;matique de la fraude. Il y a &#233;videmment une volont&#233; de ne pas avancer tant dans le chef de certains partenaires sociaux que et surtout dans le chef du monde patronal, relay&#233; en cela par certains membres du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne d&#233;sesp&#232;re pas d'aborder la probl&#233;matique, apr&#232;s les &#233;lections, dans un climat plus serein, avec l'aide du secr&#233;tariat d'&#201;tat charg&#233; de la lutte contre la fraude et avoir le temps d'expliquer les choses.
Le timing n'&#233;tait peut-&#234;tre pas le plus opportun. Le projet demeure en suspens et je le red&#233;poserai pour en discuter de mani&#232;re approfondie &#224; un moment plus exempt de vell&#233;it&#233;s partisanes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, je vous remercie pour votre r&#233;ponse. J'esp&#232;re qu'une p&#233;riode de travail plus calme, apr&#232;s les n&#233;gociations, permettra &#224; ce projet de r&#233;ellement aboutir, car il para&#238;t indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous rappelle vous avoir pos&#233; plusieurs questions au sujet de l'exploitation &#233;hont&#233;e de personnes en provenance des nouveaux pays membres. Vous m'aviez promis des documents compl&#233;mentaires. &#192; deux reprises, j'ai envoy&#233; un courrier &#224; votre cabinet et je ne les ai pas encore re&#231;us. Vous aviez promis devant la commission d'envoyer les documents en rapport avec ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.04 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Cela aurait d&#251; &#234;tre fait. Je vais m'assurer que ce soit fait. C'&#233;tait au sujet de l'amiante ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.05 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; C'est cela. J'ai envoy&#233; deux courriers pour demander que ce soit fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.06 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Quand les avez-vous envoy&#233;s ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.07 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Les questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es en novembre ; j'ai envoy&#233; les courriers en janvier et j'ai r&#233;&#233;crit voici environ un mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;04.08 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; On les a demand&#233;s &#224; l'administration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 19 mai 2009 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0566)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Directive contre l'exploitation des ill&#233;gaux ? Et en Belgique, enfin la responsabilit&#233; solidaire ?</title>
		<link>http://www.zoegenot.be/Directive-contre-l-exploitation.html</link>
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		<description>Une petite porte est ouverte par la ministre... A suivre + les chiffres du contr&#244;le. 06 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;la directive visant &#224; sanctionner le travail clandestin&quot; (n&#176; 11178) &#8230; 06.02 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la ministre, nous nous trouvons devant une directive europ&#233;enne qui voulait s'attaquer tr&#232;s largement &#224; l'exploitation de travailleurs ill&#233;gaux. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rabot&#233;e, cette directive est (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une petite porte est ouverte par la ministre... A suivre + les chiffres du contr&#244;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;06 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances sur &quot;la directive visant &#224; sanctionner le travail clandestin&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 11178)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.02 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, nous nous trouvons devant une directive europ&#233;enne qui voulait s'attaquer tr&#232;s largement &#224; l'exploitation de travailleurs ill&#233;gaux. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rabot&#233;e, cette directive est devenue un outil de lutte contre l'immigration ill&#233;gale. L'&#233;quilibre semble avoir &#233;t&#233; rompu. Certes, nous ne pouvons que nous r&#233;jouir que les patrons ind&#233;licats soient combattus non seulement parce qu'ils exploitent des personnes en situation ill&#233;gale, mais aussi parce qu'ils se livrent &#224; une concurrence d&#233;loyale par rapport aux employeurs qui payent d&#233;cemment leurs travailleurs. Mais le risque existe que des personnes dans l'ill&#233;galit&#233; soient expuls&#233;es &#224; la suite de ces contr&#244;les. Les clandestins qui d&#233;nonceraient leurs exploiteurs ne b&#233;n&#233;ficient pas non plus d'une v&#233;ritable s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que chaque &#201;tat membre va devoir mettre en place cette politique, j'aurais aim&#233; savoir comment vous comptez agir pour que cela se passe d'une mani&#232;re aussi &#233;quilibr&#233;e que possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combien de contr&#244;les ont-ils constat&#233; la pr&#233;sence de travailleurs clandestins ces derni&#232;res ann&#233;es ? Dans combien de cas les personnes ont-elles obtenu une protection contre la traite des &#234;tres humains ? Comment allez-vous transposer la directive europ&#233;enne pour que les travailleurs clandestins n'en soient pas les premi&#232;res victimes ?
Quels moyens comptez-vous mobiliser pour rendre plus efficace la politique d'inspection ? En effet, chaque fois que nous rencontrons des inspecteurs, ils se plaignent du millier d'entreprises qu'ils sont cens&#233;s suivre et de leur incapacit&#233; &#224; pouvoir accomplir cette mission.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.03 Minister Jo&#235;lle Milquet :&lt;/strong&gt; Conform&#233;ment &#224; l'article 9 du projet de directive, l'entrepreneur principal ne peut se voir imposer une sanction financi&#232;re que s'il est au courant du recours &#224; de la main d'oeuvre ill&#233;gale. S'il a respect&#233; toutes les obligations pr&#233;vues dans la l&#233;gislation nationale, il ne peut rien lui &#234;tre reproch&#233;. Les &#201;tats membres peuvent toutefois adopter des dispositions plus contraignantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La position belge a &#233;t&#233; d&#233;finie lors de la r&#233;union de coordination de la direction g&#233;n&#233;rale des Affaires europ&#233;ennes et Coordination du SPF Affaires &#233;trang&#232;res. Il convient de se conformer aux obligations avec un maximum de soin. Les responsables de notre pays se sont demand&#233;s &#224; quelles obligations il &#233;tait ainsi fait r&#233;f&#233;rence. Notre pays consid&#232;re en d&#233;finitive qu'il s'agit d'obligations vis-&#224;-vis de l'employeur devant &#234;tre comprises dans le cadre des objectifs poursuivis, &#224; savoir le renforcement de la lutte contre le travail ill&#233;gal et l'exploitation et l'imposition de sanctions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La directive est n&#233;goci&#233;e par les groupes de travail Justice et Affaires int&#233;rieures du Conseil sur la base de l'article 63 du trait&#233;. Un repr&#233;sentant du SPF Emploi ainsi qu'un repr&#233;sentant de l'Office des &#233;trangers sont autoris&#233;s &#224; si&#233;ger au sein du groupe de travail administratif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je r&#233;ponds maintenant aux diff&#233;rentes questions plus pr&#233;cises de Mme Genot et notamment sur le nombre de contr&#244;les constatant la pr&#233;sence de travailleurs clandestins. Ces types de contr&#244;le sont effectu&#233;s tant par les services de l'Inspection du travail f&#233;d&#233;raux et r&#233;gionaux que par le service de l'Office des &#233;trangers et de la police f&#233;d&#233;rale.
Aussi, il est relativement difficile de disposer de statistiques au sujet du nombre de contr&#244;les total puisqu'ils sont un peu &#233;parpill&#233;s. Par contre, en ce qui concerne le nombre d'infractions, je dispose de statistiques claires en ce qui concerne le service &quot;amendes administratives&quot; du SPF Emploi. En effet, le SPF Emploi re&#231;oit syst&#233;matiquement une copie des proc&#232;s-verbaux dress&#233;s &#224; l'&#233;gard des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re, &#224; savoir sans permis de s&#233;jour et de travail ou avec un permis de s&#233;jour mais pas de permis de travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne les travailleurs en situation irr&#233;guli&#232;re, tant au niveau du s&#233;jour qu'au niveau du travail, il y a eu 1.808 violations en 2007, 1.645 en 2008. En ce qui concerne les travailleurs qui lors du contr&#244;le poss&#233;daient un titre de s&#233;jour r&#233;gulier mais pas de titre de travail, il y a eu 290 infractions en 2007 et 243 en 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne le nombre de travailleurs ill&#233;gaux qui ont obtenu une protection dans le cadre de la traite des &#234;tres humains, ils &#233;taient 178 en 2007 et 174 en 2008. Compar&#233; au montant que j'ai &#233;voqu&#233;, ces chiffres ne sont pas totalement anodins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne votre question sur la mani&#232;re de transposer la directive afin d'&#233;viter que les travailleurs clandestins ne soient pas les premi&#232;res victimes - ce qui n'est pas dans mes intentions -, ce sont les employeurs qui sont vis&#233;s clairement par la directive et non pas les travailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le texte d&#233;finitif de la directive sera discut&#233; au sein des diff&#233;rents SPF concern&#233;s et nous sommes convi&#233;s aux diff&#233;rentes discussions. Il est vrai que dans la transposition, nous serons &#233;videmment tr&#232;s vigilants. &lt;i&gt; &lt;strong&gt;J'esp&#232;re que d'ici la transposition, nous aurons obtenu un accord au niveau du gouvernement pour avoir tout un syst&#232;me de responsabilit&#233; solidaire qui va plus loin que celui-l&#224;.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que ce n'est pas lorsque la personne sait, selon moi, qu'il s'agit de travailleurs &#233;trangers qu'elle doit &#234;tre solidairement responsable, mais de mani&#232;re plus large dans le syst&#232;me de responsabilit&#233; solidaire que nous aimerions pouvoir faire passer, en tous cas au niveau du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les inspecteurs de toutes les directions du service d'inspection &quot;contr&#244;le des lois sociales&quot; ont en outre suivi en d&#233;cembre 2008 une formation au sujet de la d&#233;tection des victimes passives de la traite et du trafic d'&#234;tres humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, dans le cadre de cette formation, on a &#233;videmment sensibilis&#233; fortement les inspecteurs sur les situations pr&#233;caires dans lesquelles les victimes de la traite d'&#234;tres humains pouvaient se trouver. L'objectif en tous cas et la mani&#232;re dont l'administration travaille d&#233;j&#224; jusqu'&#224; pr&#233;sent n'est &#233;videmment pas du tout celle d'une recherche des travailleurs clandestins en tant que tels mais plut&#244;t de responsabilisation de ceux qui les emploient, notamment dans le secteur de la construction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.04 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, je note avec plaisir que vous dites vouloir aller beaucoup plus loin en mati&#232;re de solidarit&#233; responsable.
J'esp&#232;re que nous allons rapidement pouvoir examiner les textes socialistes qui sont sur la table et qui, &#224; mon avis, sont une excellente base en la mati&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis par contre plus inqui&#232;te par rapport &#224; la situation des travailleurs clandestins puisqu'on constate que sur 2.100 personnes contr&#244;l&#233;es, 178 obtiennent effectivement la protection. Cela signifie que, dans les faits, les autres vont recevoir un ordre de quitter le territoire. Les moins chanceux se retrouveront en centres ferm&#233;s et en voie d'expulsion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les efforts en mati&#232;re de formation et de sensibilisation, j'ai peur que les effets collat&#233;raux soient franchement n&#233;gatifs. J'esp&#232;re que vous allez vous occuper de cela avec &#233;nergie pour que cet outil ne se retourne pas contre les victimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 3 mars 2009 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0473)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vente &#224; prix brad&#233;s d'ouvriers d&#233;tach&#233;s</title>
		<link>http://www.zoegenot.be/Vente-a-prix-brades-d-ouvriers.html</link>
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		<description>Le d&#233;tachement : une r&#233;alit&#233; l&#233;gale, en d&#233;veloppement, surtout &#224; partir des pays limitrophes et de la Pologne. Les chiffres du d&#233;tachement et des contr&#244;les (qui ont rapport&#233; 14 millions d'euros en 2009) en annexe. 09 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances, charg&#233;e de la Politique de migration et d'asile, sur &quot;le d&#233;marchage agressif aupr&#232;s de certaines entreprises en vue du d&#233;tachement d'ouvriers &#233;trangers&quot; (n&#176; 18252) 09.01 Zo&#233; Genot (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;tachement : une r&#233;alit&#233; l&#233;gale, en d&#233;veloppement, surtout &#224; partir des pays limitrophes et de la Pologne. Les chiffres du d&#233;tachement et des contr&#244;les (qui ont rapport&#233; 14 millions d'euros en 2009) en annexe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;09 Question de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances, charg&#233;e de la Politique de migration et d'asile, sur &quot;le d&#233;marchage agressif aupr&#232;s de certaines entreprises en vue du d&#233;tachement d'ouvriers &#233;trangers&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 18252)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Monsieur le pr&#233;sident, madame la ministre, diverses entreprises du secteur de la construction ont &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;march&#233;es en vue de l'engagement d'ouvriers polonais qui peuvent &#234;tre d&#233;tach&#233;s en Belgique, suivant les r&#232;gles europ&#233;ennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les termes du courrier diffus&#233;, tel que relat&#233; dans Le Soir du 7 janvier dernier, ne peuvent que choquer, tellement il donne l'impression de vouloir vendre des hommes dans le cadre d'un syst&#232;me qui &#233;luderait l'assurance maladie et les droits sociaux. Le ph&#233;nom&#232;ne, m&#234;me s'il est l&#233;gal, ne peut que nous interpeller, d&#232;s lors qu'on conna&#238;t &#233;galement la situation de l'emploi dans notre pays et les pertes d'emploi annonc&#233;es dans le futur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame la ministre, quelle est, en termes statistiques, l'&#233;volution de l'utilisation de cette possibilit&#233; de d&#233;tachement de travailleurs &#233;trangers dans notre pays au cours des derni&#232;res ann&#233;es ? Quelles sont les cons&#233;quences pour la S&#233;curit&#233; sociale ? Quelles sont les mesures d'encadrement et de contr&#244;le de cette disposition au sein du minist&#232;re de l'Emploi et du Travail ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; des d&#233;marches aussi agressives que celle d&#233;crite ci-dessus, ne convient-il pas de r&#233;glementer ou de contr&#244;ler davantage les interm&#233;diaires en vue de ce type de d&#233;tachement ? Quelles sont par ailleurs les nouvelles mesures envisag&#233;es, le cas &#233;ch&#233;ant en concertation avec les R&#233;gions, pour favoriser l'engagement dans les fonctions concern&#233;es de travailleurs r&#233;sidents en Belgique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le secteur de la construction, le nombre d'ind&#233;pendants, mais aussi de faux ind&#233;pendants, est en pleine expansion. De quelles donn&#233;es disposez-vous &#224; ce sujet ? Quelles est l'&#233;volution du nombre de travailleurs salari&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es dans le secteur de la construction ? Quelle est la concertation avec vos coll&#232;gues pour v&#233;rifier la r&#233;alit&#233; de l'ind&#233;pendance dans ce secteur ? Quels sont les r&#233;sultats des inspections dans la construction ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.02 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Madame Genot, la fa&#231;on dont ce genre de pseudo-publicit&#233; circule ainsi que son contenu me choquent tout autant que vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soit, il s'agit d'une vraie sous-traitance effectu&#233;e par une entreprise polonaise, &#233;ventuellement dirig&#233;e par un &quot;Belge&quot; install&#233; en Pologne et qui d&#233;tache temporairement des travailleurs occup&#233;s habituellement en Pologne pour effectuer des travaux dans une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e en Belgique. Dans ce cas-l&#224;, quoi qu'il dise, il faut appliquer les salaires minimums de la construction en Belgique ainsi que les avantages minimums pr&#233;vus par les conventions collectives de travail du secteur, rendues obligatoires par arr&#234;t&#233; royal. Par contre, dans ce cas, la s&#233;curit&#233; sociale continue &#224; &#234;tre pay&#233;e en Pologne. C'est peut-&#234;tre &#224; ce niveau qu'un &#233;ventuel avantage comparatif peut &#234;tre exprim&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soit, il s'agit d'une mise &#224; disposition de travailleurs d'une entreprise polonaise, &#233;ventuellement dirig&#233;e par un Belge install&#233; en Pologne, pour une entreprise belge. Dans ce cas, la mise &#224; disposition doit &#234;tre autoris&#233;e par l'Inspection du contr&#244;le des lois sociales. Il faut payer les salaires et avantages dus au travailleur permanent de l'utilisateur, m&#234;me s'ils sont sup&#233;rieurs au minimum sectoriel. Dans ce cas, l'utilisateur est solidairement responsable du paiement des salaires. Par contre, la s&#233;curit&#233; sociale continue &#224; &#234;tre pay&#233;e en Pologne, comme dans le cas pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soit, il s'agit d'une sous-traitance ou de la mise &#224; disposition par une entreprise belge &#224; une autre entreprise belge. Dans ce cas, le droit belge s'applique tant pour les salaires que pour la s&#233;curit&#233; sociale. Il ne serait donc pas possible de pratiquer les prix mentionn&#233;s dans l'article.
Les deux premiers cas posent la probl&#233;matique non pas des salaires minimums mais celle de la s&#233;curit&#233; sociale, car nous sommes dans une Europe sans harmonisation sociale ni fiscale, ce dont, nous aurions d'ailleurs largement besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je poss&#232;de des statistiques que je vous transmets maintenant, car elles sont tellement pr&#233;cises et longues que je ne saurais les commenter. Vous constaterez les chiffres de l'ONSS concernant des d&#233;clarations Limosa, ainsi que les chiffres du contr&#244;le des lois sociales du SPF Emploi par cat&#233;gorie de secteurs et par pays d'origine. La France et la Pologne se distinguent dans ce genre de pratiques. Le nombre de travailleurs dans le secteur de la construction y est &#233;galement repris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne les mesures d'encadrement et de contr&#244;le, l'Inspection du contr&#244;le des lois sociales s'adonne r&#233;guli&#232;rement &#224; des contr&#244;les d'entreprises &#233;trang&#232;res sous-traitantes, soit &#224; son initiative, soit sur plainte. Ainsi, l'entrepreneur concern&#233; ou son organisation professionnelle ou une organisation syndicale peuvent vraiment transmettre les copies &#224; l'Inspection qui, imm&#233;diatement, diligente une inspection. Une cellule sp&#233;cifique charg&#233;e du contr&#244;le des entreprises &#233;trang&#232;res a m&#234;me &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, tellement le nombre de plaintes re&#231;ues &#233;tait important.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les contr&#244;les ont r&#233;ellement &#233;t&#233; renforc&#233;s en la mati&#232;re, notamment en ce qui concerne les r&#233;mun&#233;rations et les indemnit&#233;s r&#233;sultant des conventions collectives, les temps de travail et de repos aussi li&#233;s &#224; la s&#233;curit&#233; dans les chantiers et les sursalaires pour les heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, cette cellule s'occupe essentiellement de tout ce qui rel&#232;ve de la lutte contre le dumping social et examine les techniques de fraude, les montages, les r&#233;seaux, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un d&#233;cret de la R&#233;gion wallonne interdit aux bureaux de placement d&#233;pourvus d'agr&#233;ment de rechercher des clients. Il s'agit ici de comp&#233;tences r&#233;gionales concernant les agr&#233;ments et la R&#233;gion wallonne a d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; certaines avanc&#233;es. L'accord administratif de coop&#233;ration avec l'inspection polonaise permet &#224; l'inspection belge de v&#233;rifier aussi l'activit&#233; r&#233;elle de l'entreprise polonaise et d'&#233;changer des informations concernant les travailleurs d&#233;tach&#233;s, notamment sur la dur&#233;e des prestations en Belgique, des salaires belges y aff&#233;rents, qui sont indispensables pour la s&#233;curit&#233; sociale polonaise. &#192; ce sujet, vous trouverez dans l'annexe certains &#233;l&#233;ments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne la publicit&#233;, je compte envoyer un courrier &#224; mon coll&#232;gue comp&#233;tent en la mati&#232;re, M. Van Quickenborne. J'estime que nous devrions &#233;tudier s&#233;rieusement ce type de pratiques, inacceptables &#224; mes yeux, car elles pourraient s'apparenter &#224; de la publicit&#233; comparative relativement d&#233;loyale, surtout lorsqu'il s'agit d'hommes et de femmes qui ne sont quand m&#234;me pas des objets de travail !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne les nouvelles mesures, dans le cadre de la pr&#233;sidence belge, nous aurons la discussion sur la modification de la directive relative au d&#233;tachement des travailleurs. Ce sera alors le moment d'un d&#233;bat tout en restant prudents. En effet, il ne faudrait pas qu'en l'ouvrant trop, nous aboutissions &#224; moins de garanties qu'avant &#8211; on conna&#238;t la tendance actuelle de la politique en Europe &#8211;, mais que nous maniions le probl&#232;me avec pr&#233;caution. Si l'on per&#231;oit la possibilit&#233; de renforcer les m&#233;canismes, nous la saisirons ; dans le cas contraire, il faudra se montrer tr&#232;s prudents. Je crois que ce d&#233;bat europ&#233;en se produira dans le cadre de notre pr&#233;sidence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors que les d&#233;tachements en question s'effectuent dans le respect des dispositions de la directive europ&#233;enne relative &#224; l'application des r&#233;gimes de s&#233;curit&#233; sociale pour travailleurs salari&#233;s, ils n'entra&#238;nent aucune cons&#233;quence pour le r&#233;gime de s&#233;curit&#233; sociale belge puisqu'il n'est pas applicable ; ce qui pose un probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous trouverez &#233;galement dans les documents que je vous remets les chiffres se rapportant &#224; l'&#233;volution du nombre de travailleurs dans le secteur de la construction, du nombre de contr&#244;les op&#233;r&#233;s, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, je vous remercie. Je vais examiner les chiffres. Merci de me les avoir pr&#233;par&#233;s.
Il reste deux probl&#232;mes par rapport au temps : quand des gens sont d&#233;tach&#233;s quasiment 11 mois sur 12, il n'est plus question d'attachement ailleurs qu'en Belgique. Il semble y avoir l&#224; une difficult&#233;.
De plus, les assurances constituent aussi un probl&#232;me. Le montant d'une prime d'assurance pour un couvreur enregistr&#233; en Belgique est important : le m&#234;me type d'assurance doit-il &#234;tre contract&#233; par eux ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.04 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; En assurance obligatoire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.05 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; En primes d'assurance. Je sais que les primes d'assurance dans le secteur de la construction sont un facteur important de co&#251;t. Il serait int&#233;ressant de s'assurer que les obligations sont exactement les m&#234;mes, que ce soit pour les entreprises d&#233;tach&#233;es ou pour tout personnel. Madame la ministre, je ne manquerai pas de vous r&#233;interroger &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.06 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Une des raisons du probl&#232;me r&#233;side dans le fait que, pour certains cas, la s&#233;curit&#233; sociale belge s'applique, comme dans le dernier cas que j'ai &#233;voqu&#233;, et pour d'autres, elle ne s'applique pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.07 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Je pensais &#233;galement aux assurances priv&#233;es qui co&#251;tent extr&#234;mement cher, notamment pour les couvreurs qui travaillent sur les toits. Si vous ne devez pas souscrire une telle couverture, vous &#233;conomisez quasiment un cinqui&#232;me du co&#251;t de votre travailleur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.08 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Je peux le v&#233;rifier mais il me semble qu'il s'agit plut&#244;t d'assurances compl&#233;mentaires non obligatoires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.09 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Elles sont obligatoires par conventions sectorielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.10 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Effectivement, dans ce cas, ils y sont oblig&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.11 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; C'est pourquoi je ne comprends pas comment on peut aboutir aux prix &#233;voqu&#233;s dans l'article !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;09.12 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Les conventions visent normalement le travailleur d'o&#249; qu'il vienne. Vous m'aviez d'ailleurs interrog&#233;e sur le cas d'un travailleur polonais, m&#234;me si cette question traitait davantage de l'irr&#233;gularit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 2 f&#233;vrier 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0771)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chasse aux ch&#244;meurs : injustes, inefficaces et pesant pour les CPAS</title>
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		<description>Malgr&#233; les chiffres, la ministre Milquet s'ent&#234;te. 10 Interpellation de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'Egalit&#233; des chances sur &quot;les sanctions prises &#224; l'encontre des ch&#244;meurs et le poids que celles-ci font peser sur les CPAS&quot; (n&#176; 398) 10.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la ministre, une &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e par la KUL et l'ULB &#224; la demande du SPF Int&#233;gration sociale pour &#233;valuer l'impact du plan d'activation du comportement de recherche. Ce document tr&#232;s (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les chiffres, la ministre Milquet s'ent&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;10 Interpellation de Mme Zo&#233; Genot &#224; la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'Egalit&#233; des chances sur &quot;les sanctions prises &#224; l'encontre des ch&#244;meurs et le poids que celles-ci font peser sur les CPAS&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 398)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, une &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e par la KUL et l'ULB &#224; la demande du SPF Int&#233;gration sociale pour &#233;valuer l'impact du plan d'activation du comportement de recherche. Ce document tr&#232;s int&#233;ressant permet en outre de signaler quelques points. La mise en &#339;uvre du plan d'activation en 2004 a engendr&#233; une hausse importante des sanctions trimestre apr&#232;s trimestre entre 2005 et 2007. L'&#233;tude ne portant malheureusement que sur la premi&#232;re moiti&#233; de l'existence du plan, les donn&#233;es sont sous-estim&#233;es par rapport &#224; la situation actuelle avec un nombre bien plus &#233;lev&#233; de sanctions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette augmentation continue n'a par ailleurs aucune raison de cesser puisque les sanctions prises &#224; l'encontre de la derni&#232;re cohorte d'individus concern&#233;s par le plan d'activation sont intervenues apr&#232;s 2007 et que les effets de la crise sur l'emploi vont encore s'amplifier. Par ailleurs, le plan d'activation a fait augmenter l&#233;g&#232;rement la dur&#233;e moyenne des sanctions et a conduit &#224; en faire plus souvent des sanctions &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e. En moyenne, seuls 25 % des sanctionn&#233;s dans le cadre du plan d'activation vont directement vers l'emploi. Cette proportion est moins &#233;lev&#233;e que l'afflux imm&#233;diat vers l'emploi des personnes sanctionn&#233;es pour infraction administrative ou pour ch&#244;mage involontaire, soit pour deux types de sanctions qui existaient avant l'introduction du plan d'activation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, l'&#233;tude souligne que la proportion des personnes sanctionn&#233;es pour ch&#244;mage volontaire et dans le cadre du plan d'activation qui acc&#232;dent &#224; l'emploi est moins &#233;lev&#233;e que dans le groupe cible, c'est-&#224;-dire les ch&#244;meurs non sanctionn&#233;s qui pr&#233;sentent les m&#234;mes caract&#233;ristiques. Les ch&#244;meurs sanctionn&#233;s ont donc moins facilement acc&#232;s &#224; l'emploi que ceux qui ne le sont pas. L'&#233;tude constate que la sanction ne semble pas entra&#238;ner un effet sur l'acc&#232;s &#224; l'emploi, comme le dit le rapport d'enqu&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tude constate aussi qu'en cas d'acc&#232;s &#224; l'emploi, les personnes sanctionn&#233;es occupent des emplois plus pr&#233;caires que les personnes non sanctionn&#233;es ayant un profil identique. Par emplois pr&#233;caires, j'entends des emplois de tr&#232;s courte dur&#233;e, des salaires tr&#232;s inf&#233;rieurs &#224; la moyenne du secteur, des contrats &quot;&#224; temps tr&#232;s partiel&quot;, etc. Le plus souvent, les personnes qui ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;es dans le cadre de la politique d'activation occupent les emplois les plus empreints de traits de pr&#233;carit&#233; et le sort des femmes est de tous le moins enviable. Comme nous sommes dans une p&#233;riode o&#249; on se pr&#233;occupe davantage des femmes, il est important de souligner cet aspect.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En dehors des sanctionn&#233;s qui s'adressent aux CPAS, qui trouvent du travail ou qui attendent la fin de la sanction pour b&#233;n&#233;ficier &#224; nouveau de leurs allocations de ch&#244;mage, certaines personnes sanctionn&#233;es ne se retrouvent plus dans les bases de donn&#233;es. Ainsi, au trimestre de sanction+1, on ne trouve plus trace d'un sanctionn&#233; sur cinq dans les donn&#233;es analys&#233;es, quand on consid&#232;re tous les types de sanctions. Si on consid&#232;re uniquement les sanctionn&#233;s dans le plan d'activation, ce pourcentage de personnes &quot;disparues&quot; est de 27 %. Enfin, si on se focalise sur les cas d'exclusion d&#233;finitive sanctionn&#233;s par le plan d'activation, ce pourcentage monte &#224; 46 %, ce qui signifie que les sanctions et en particulier les exclusions d&#233;finitives pr&#233;vues par le plan d'activation semblent pousser &#224; se retirer du march&#233; du travail, &#224; ne plus &#234;tre demandeur d'emploi et emp&#234;chent de b&#233;n&#233;ficier des mesures de mise &#224; l'emploi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est probl&#233;matique car une baisse du ch&#244;mage observ&#233;e dans ce cadre pourrait alors ne pas se traduire par une hausse du taux d'emploi.
De plus, on peut s'interroger sur ce qu'elles deviennent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon l'&#233;tude qui concerne la premi&#232;re p&#233;riode de l'exclusion, la proportion de tous les sanctionn&#233;s qui se dirigent directement vers les CPAS oscille aux alentours de 12 %. Des diff&#233;rences tr&#232;s marqu&#233;es existent cependant entre arrondissements, allant de 3 % &#224; Tongres jusqu'&#224; 22 % &#224; Mouscron. Le pourcentage moyen identifi&#233; par l'&#233;tude de tous les sanctionn&#233;s qui se dirigent vers les CPAS est de 11 %. C'est sup&#233;rieur au r&#233;sultat de l'&#233;tude qui avait &#233;t&#233; effectu&#233;e avant la mise en place du plan d'activation et qui avait mis en exergue un pourcentage de 10 %. La proportion des sanctionn&#233;s par la politique d'activation qui s'orientent vers les CPAS est, quant &#224; elle, de 14 % au trimestre sanction + 1. On peut penser qu'ult&#233;rieurement, cette proportion est encore sup&#233;rieure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons par ailleurs que ces pourcentages semblent &#234;tre des pourcentages a minima, si on se r&#233;f&#232;re &#224; l'&#233;tude r&#233;alis&#233;e en f&#233;vrier 2009 par la F&#233;d&#233;ration des CPAS. On note en effet que pas moins de 38 % des personnes sanctionn&#233;es seront en r&#233;alit&#233; prises en charge par un CPAS wallon avec, &#224; nouveau, de fortes disparit&#233;s entre localisations.
Le pourcentage important des sanctionn&#233;s qui se dirigent vers les CPAS, coupl&#233; &#224; l'augmentation massive du nombre de sanctions a conduit &#224; ce que le nombre absolu de personnes qui ont demand&#233; l'aide des CPAS a litt&#233;ralement explos&#233;. Au vu des chiffres de d&#233;but de p&#233;riode, on remarque, &#224; titre d'exemple, que 2 216 personnes ont eu droit, en d&#233;cembre 2007, &#224; l'int&#233;gration sociale au cours des six mois succ&#233;dant &#224; une sanction dans le cadre du plan d'activation. Trois ans et demi apr&#232;s l'introduction du plan d'activation, les sanctionn&#233;s via le plan d'activation repr&#233;sentent 2,5 % des b&#233;n&#233;ficiaires du revenu d'insertion sociale allou&#233; par les CPAS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce cadre, les surco&#251;ts annuels du plan d'activation pour les CPAS ont d&#232;s lors &#233;t&#233; estim&#233;s &#224; 12,55 millions d'euros pour l'ann&#233;e 2007. Je ne vous parle pas des ann&#233;es suivantes pour lesquelles ils seront encore beaucoup plus importants. N'oublions pas non plus que la derni&#232;re cohorte de la population touch&#233;e par le plan d'activation n'a pas &#233;t&#233; incluse dans ces chiffres et que la crise alourdira encore vraisemblablement le bilan &#224; l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, si l'on consid&#232;re tous les motifs qui peuvent mener &#224; une sanction, qu'elle soit classique ou li&#233;e au plan d'activation, l'&#233;tude de la F&#233;d&#233;ration des CPAS estime qu'au 31 d&#233;cembre 2008, les CPAS wallons prenaient d&#233;j&#224; en charge &#224;, eux seuls, 2 637 b&#233;n&#233;ficiaires ayant subi une sanction de l'ONEM. Ces 2 637 personnes correspondaient &#224; 7,2 % du nombre total des b&#233;n&#233;ficiaires du revenu d'int&#233;gration en Wallonie. Dans ce cadre et toujours d'apr&#232;s cette &#233;tude, la charge financi&#232;re pesant sur les CPAS serait alors sup&#233;rieure &#224; 18 millions d'euros pour 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant dans l'int&#233;r&#234;t des demandeurs d'emploi que de la soci&#233;t&#233;, nous sommes convaincus de l'opportunit&#233; de la n&#233;cessit&#233; d'accompagner les demandeurs d'emploi dans leurs d&#233;marches, afin d'aider ces derniers &#224; trouver un emploi convenable. Les &#233;l&#233;ments susmentionn&#233;s remettent toutefois en cause l'efficacit&#233; du plan d'activation pour parvenir &#224; cet objectif et montrent clairement qu'on substitue actuellement une partie de la politique de l'emploi par une politique d'aide sociale au d&#233;triment des finances, des CPAS et des communes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme les diverses &#233;tudes le montrent, le plan d'activation comprend de nombreuses faiblesses qui ne lui permettent pas d'atteindre ses buts. Ses faiblesses avaient par ailleurs d&#233;j&#224; &#233;t&#233; identifi&#233;es &#224; de nombreuses reprises, notamment par plusieurs t&#233;moignages recueillis de longue date par les associations et les syndicats. Je songe ici, entre autres, au cas bien connu de personnes ne sachant ni lire, ni &#233;crire et ne poss&#233;dant ni CV, ni lettre de motivation et qui sont pourtant oblig&#233;es de r&#233;pondre, de mani&#232;re lin&#233;aire, &#224; trois offres d'emploi par mois sans qu'il ne leur soit propos&#233; de r&#233;aliser un CV ou une lettre de motivation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Dans ce contexte, madame la ministre, mis &#224; part un r&#244;le &#233;ventuellement pr&#233;ventif des sanctions, r&#244;le qui par ailleurs est &#224; certains &#233;gards discutable et probablement hautement li&#233; &#224; l'&#233;volution de la conjoncture quant &#224; son impact sur le taux d'emploi, il semble que votre plan d'activation ne parvienne pas &#224; rencontrer ses objectifs. Il appara&#238;t, en effet, de plus en plus clairement que la politique de votre gouvernement pr&#244;ne des sanctions souvent inutiles et injustes qui touchent toujours plus d'individus parmi les plus vuln&#233;rables. Nul doute que les cons&#233;quences de la crise vont en outre encore renforcer ces constats d&#233;solants. Dans ce cadre, comptez-vous revoir le plan d'activation du comportement de recherche des ch&#244;meurs qui manque, &#224; pr&#233;sent de mani&#232;re notoire, d'efficacit&#233; et qui, en ces temps de crise, s'assimile &#224; une chasse aux ch&#244;meurs particuli&#232;rement d&#233;plac&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Comment expliquez-vous les diff&#233;rences de pourcentage des personnes sanctionn&#233;es affluant vers les CPAS entre les deux &#233;tudes susmentionn&#233;es ? Dans ma derni&#232;re question, vous estimiez que l'analyse de la f&#233;d&#233;ration des CPAS &#233;tait grossi&#232;re, mais, &#224; la relecture, j'avoue avoir un peu de mal &#224; voir en quoi l'&#233;tude serait grossi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. Savez-vous ce que deviennent les personnes sanctionn&#233;es qui n'apparaissent plus dans les bases de donn&#233;es ? On peut penser qu'un nombre consid&#233;rable de personnes se retrouvent prises en charge par une solidarit&#233; familiale. On peut donc s'inqui&#233;ter de la fragilit&#233; de ce statut : solidarit&#233; familiale n'est pas un statut clair ce qui peut les faire tomber dans des trous du filet, ce qui serait particuli&#232;rement dommageable, entre autres en mati&#232;re de sant&#233;. Cette solidarit&#233; familiale est contraire &#224; l'id&#233;e d'assurance collective qui est promue en Belgique. Comment comptez-vous r&#233;soudre ce constat troublant ?
Statistiquement, ces &quot;disparus&quot; contribuent certes &#224; une r&#233;duction du nombre de demandeurs d'emploi, mais ils n'ont aucun effet sur le taux d'emploi que tous les sp&#233;cialistes consid&#232;rent aujourd'hui comme un bien meilleur indicateur d'une politique d'emploi de qualit&#233;. Comment comptez-vous r&#233;introduire ces individus sur le march&#233; de l'emploi, condition sine qua non &#224; l'objectif d'augmentation du taux d'emploi en Belgique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4. Le fait que de nombreux sanctionn&#233;s affluent vers les CPAS montre que votre gouvernement pr&#244;ne la substitution d'une partie de sa politique de l'emploi par une politique d'aide sociale et d'assistance. Lors de ma derni&#232;re question, vous sous-entendiez que je confondais assurance ch&#244;mage et assurance sociale. Mais n'est-ce pas votre propre politique d'exclusion qui induit cette confusion ?
Comment expliquez-vous cette strat&#233;gie de substitution, pour le moins &#233;tonnante ? Comment comptez-vous r&#233;soudre la surcharge de probl&#232;mes financiers, mais aussi humains, auxquels doivent faire face les CPAS suite au transfert des individus sanctionn&#233;s vers les CPAS ?
Quels que soient les chiffres retenus, il appara&#238;t que certains CPAS, surtout au sein de certains arrondissements, sont exsangues et au bord de l'agonie. Cela fait des mois qu'ils le clament sans que la situation n'&#233;volue. N'assistons-nous pas l&#224; &#224; une r&#233;gionalisation larv&#233;e de la s&#233;curit&#233; sociale avec localisation des d&#233;penses li&#233;es &#224; celle-ci ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5. Lors de ma derni&#232;re question en date, vous aviez par ailleurs affirm&#233; qu'un des enjeux majeurs de la prochaine l&#233;gislature r&#233;gionale serait de redistribuer les r&#244;les li&#233;s &#224; la politique de l'emploi afin d'am&#233;liorer cette derni&#232;re. O&#249; en sont vos tractations avec les R&#233;gions six mois apr&#232;s les &#233;lections ? Si elles n'ont pas encore abouti, quelle en sont les raisons ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.07 Jo&#235;lle Milquet, ministre :&lt;/strong&gt; Chers coll&#232;gues, je vais vous donner quelques chiffres. Toutefois, il serait fastidieux de passer en revue tous les tableaux dont vous avez besoin. Je prendrai vos adresses mail et je vous enverrai, de retour &#224; mon cabinet, les tableaux concernant l'&#233;volution des chiffres. Faire les comparaisons, durant les cinq derni&#232;res ann&#233;es pour les trois R&#233;gions, de l'&#233;volution des suspensions et des exclusions, me prendrait des heures, et cela dans les deux langues ! Je ne donnerai donc que les chiffres g&#233;n&#233;raux. Par contre, je comprends tout &#224; fait vos demandes. C'est pourquoi je vous enverrai par mail les informations afin que vous ayez une vision d'ensemble des chiffres les plus importants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une vaste question dont nous pourrions discuter pendant des heures. Je vais essayer d'en r&#233;sumer les points essentiels et le raisonnement qui est le mien &#224; ce stade. Le plan d'accompagnement des demandeurs d'emploi est, pour moi, un plan de soutien et d'accompagnement social majeur visant &#224; remettre les gens &#224; l'emploi le plus rapidement possible. C'est comme cela qu'il faut l'envisager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aborderai, ensuite, les questions relatives aux contr&#244;les et aux &#233;ventuelles sanctions qui, je l'ai fait remarquer d&#232;s le d&#233;but, sont bien moins importantes que par le pass&#233;. Nous tournons, en effet, autour des 4 000 exclusions sur plus d'1 200 000 personnes indemnis&#233;es par l'ONEM ou 450 000 demandeurs d'emploi r&#233;ellement indemnis&#233;s (les autres &#233;tant des cibles plus larges). Cela repr&#233;sente 1,5 %. Or, &#224; l'&#233;poque de l'application de l'article 80, nous &#233;tions &#224; plus de 7, 8, 13, voire 15 000 exclusions par an ; ces chiffres &#233;taient donc bien plus importants que ceux que nous relevons aujourd'hui alors que le syst&#232;me a atteint sa vitesse de croisi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est bon de r&#233;p&#233;ter quelques arguments-clefs. On peut parfois &#233;mettre quelques critiques &#8211; et j'entends bien le discours de Mme Genot. Mais il ne faudrait pas, in fine, par ce genre de discours, que l'on coupe la branche du syst&#232;me de ch&#244;mage et de la s&#233;curit&#233; sociale sur laquelle on est assis et que l'on veut d&#233;fendre, et notamment notre syst&#232;me de ch&#244;mage &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour &#233;viter que ne s'ouvrent des d&#233;bats qui sont latents, qui sont importants et qui pourraient &#224; un moment donn&#233; remettre en cause un syst&#232;me auquel je tiens, &#224; savoir un syst&#232;me d'allocation de ch&#244;mage fort &#224; dur&#233;e illimit&#233;e, je voudrais quand m&#234;me rappeler que nous sommes le seul pays europ&#233;en &#224; avoir ce syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, la dur&#233;e d'octroi des allocations de ch&#244;mage est de 4 &#224; 36 mois ; en Allemagne de 6 &#224; 24 mois ; aux Pays-Bas de 3 &#224; 38 mois ; en Italie de 8 &#224; 12 mois ; en Espagne de 4 &#224; 24 mois ; en Grande-Bretagne de 6 mois ; en Irlande de 9 &#224; 12 mois et au Danemark de 48 mois. Quand on est le seul pays europ&#233;en &#224; avoir un syst&#232;me aussi g&#233;n&#233;reux &#8211; et que je d&#233;fends &#8211;, venir critiquer les techniques et les proc&#233;d&#233;s que tous les autres pays europ&#233;ens d&#233;veloppent par ailleurs, et qui peuvent &#234;tre tr&#232;s bien pens&#233;s de mani&#232;re sociale, risque de donner &#224; ceux qui remettent en cause ce syst&#232;me chez nous &#8211; et ils sont nombreux &#8211; des arguments compl&#233;mentaires pour dire qu'il ne faudrait m&#234;me plus organiser d'accompagnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'attire votre attention sur ce point et sur le fait que le syst&#232;me du ch&#244;mage est un syst&#232;me d'assurance lorsqu'on a perdu son emploi et qu'on cherche du travail. Il faut donc chercher du travail, ce n'est pas un syst&#232;me d'assistance sociale, dont nous avons cruellement besoin par ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'y reviendrai mais il nous faut peut-&#234;tre faire preuve de plus de subtilit&#233; dans les d&#233;finitions et peut-&#234;tre instaurer une troisi&#232;me cat&#233;gorie entre assurance ch&#244;mage et assistance sociale. Il y a sans doute quelque chose &#224; imaginer entre les deux. Si on confond les deux syst&#232;mes, nous donnerons &#233;galement des arguments &#224; ceux qui voudraient d&#233;nigrer le syst&#232;me du ch&#244;mage ce qui n'est pas votre intention ni la mienne.
En ce qui concerne la mani&#232;re dont le syst&#232;me fonctionne actuellement, surtout en p&#233;riode de crise, j'ai envoy&#233; des recommandations aux facilitateurs de l'ONEM afin qu'ils adaptent leurs m&#233;thodes &#224; l'&#233;volution du march&#233; du travail. Je les ai encore rencontr&#233;s fin d&#233;cembre et j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir &#233;t&#233; entendue. Il y a toujours des cas isol&#233;s, je ne dis pas que tout est toujours parfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fondamentalement, je pense que cette appr&#233;ciation de la situation et que les efforts qui sont demand&#233;s, tels que le fait de s'inscrire dans une agence d'int&#233;rim ou de poser quelques candidatures par mois, ne sont pas excessifs &#224; ce stade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, les derniers facilitateurs que nous avons engag&#233;s ont tous un dipl&#244;me de l'enseignement sup&#233;rieur avec une orientation sociale.
Dans le projet que j'avais d&#233;pos&#233;, on avait essay&#233; de raccourcir les proc&#233;dures, ce qui me semble vraiment toujours n&#233;cessaire notamment en ce qui concerne l'imposition d'un accompagnement qui, &#224; mon sens, doit avoir lieu dans les trois premiers mois au minimum. Les R&#233;gions commencent &#224; le faire d'elles-m&#234;mes, de fa&#231;on facultative. &#192; ce sujet, je pense que Bruxelles et la Wallonie ont rattrap&#233; leur retard par rapport &#224; la Flandre. L'id&#233;e de d&#233;part &#233;tait de rendre cette prise en charge obligatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, le raccourcissement des d&#233;lais n'est pas possible et une sanction &#233;ventuelle ne peut arriver, au plus t&#244;t, qu'apr&#232;s 19 ou 24 mois. On ne peut donc dire que ce soit pr&#233;matur&#233;.
De plus, le premier entretien d'&#233;valuation n'intervient qu'apr&#232;s 15 ou 21 mois de ch&#244;mage, selon que le ch&#244;meur a plus ou moins de 25 ans. Lors de ce premier entretien, aucune sanction ne peut &#234;tre appliqu&#233;e. Il y a toujours une deuxi&#232;me chance. En cas d'&#233;valuation n&#233;gative, un plan d'action est propos&#233; au ch&#244;meur sous forme d'un contrat, largement raisonnable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le contrat n'est pas respect&#233;, une sanction temporaire est appliqu&#233;e mais aucune sanction n'est appliqu&#233;e si le ch&#244;meur ne trouve pas de travail.
Aussi, ne faisons pas croire aux gens que la p&#233;nalisation s'adresse &#224; celui qui ne trouve pas de travail ! Il l'est, le cas &#233;ch&#233;ant, apr&#232;s des pr&#233;alables et apr&#232;s un certain temps, lorsqu'il est d&#233;montr&#233; qu'il ne consent pas suffisamment d'efforts. Un des grands probl&#232;mes est celui de l'absent&#233;isme aux entretiens ou une s&#233;rie d'&#233;l&#233;ments de cet ordre-l&#224;. Par ailleurs, les sanctions sont graduelles. Elles ne sont pas n&#233;cessairement d&#233;finitives. Elles peuvent &#234;tre temporaires. Elles tiennent compte de la situation familiale du ch&#244;meur &#233;galement. Celui-ci peut toujours se faire accompagner ou assister aux entretiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne dis pas cela pour justifier un aspect s&#233;curitaire de l'op&#233;ration du plan d'accompagnement des demandeurs d'emploi. Je veux simplement signaler que la pratique quotidienne n'est pas tout &#224; fait proche de cela. Parce que je suis sensible aux &#233;l&#233;ments que l'on me transmet - je suis ouverte, j'ai rencontr&#233; une d&#233;l&#233;gation syndicale, il y a une semaine, que je reverrai en vue de la pr&#233;paration de nos d&#233;bats ult&#233;rieurs plus approfondis -, j'ai demand&#233; de me donner des cas concrets d'application peut-&#234;tre trop technocratique. Voyons comment traiter ces cas-l&#224; !
Je demanderai &#224; l'administrateur g&#233;n&#233;ral de l'ONEM, M. Carlens, de venir vous expliquer le fonctionnement de l'ONEM. Il a demand&#233; un rapport dans les grandes villes les plus concern&#233;es. Il est &#233;galement ouvert &#224; rencontrer des d&#233;l&#233;gations qui puissent venir &#233;voquer des cas concrets. De mani&#232;re globale, la th&#233;matique et la mani&#232;re dont les choses sont appr&#233;hend&#233;es sont de cet ordre-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le travail n'&#233;tait pas bien fait, nous devrions &#234;tre face &#224; 50, 60 ou 70 % de plaintes, de demandes de r&#233;vision ou de recours. Or, dans plus de 80 % des cas, les d&#233;cisions sont confirm&#233;es en cas de recours, qu'il s'agisse de la commission administrative ou du tribunal du travail.
En ce qui concerne certains effets positifs, notamment en p&#233;riode de crise, la derni&#232;re des choses serait d'abandonner le demandeur d'emploi &#224; son sort. Au contraire, il faut renforcer les processus d'accompagnement, le nombre d'accompagnants, la personnalisation de l'entretien. C'est ce qui est en cours de r&#233;alisation &#224; Bruxelles et en R&#233;gion wallonne, afin d'arriver &#224; 100 % d'entretiens personnalis&#233;s d'ici l'ann&#233;e prochaine. C'est sans doute davantage d'accompagnement, de formation et de suivi personnalis&#233; dont les gens ont besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vendredi, j'ai pris une mesure pour renforcer cet aspect des choses. Elle est d'application et je l'ai &#233;voqu&#233;e dans le cadre de la restructuration : permettre des engagements suppl&#233;mentaires de formateurs et d'accompagnateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'on le veuille ou non, quand on voit l'&#233;volution des chiffres du ch&#244;mage, notamment pendant la p&#233;riode de crise, on se rend compte qu'alors que le ch&#244;mage commen&#231;ait &#224; augmenter pour tout le monde, il a continu&#233; depuis un an et demi &#224; diminuer pour les ch&#244;meurs de longue dur&#233;e. Le nombre de ch&#244;meurs de longue dur&#233;e pris en charge dans les processus d'activation a diminu&#233; alors que le ch&#244;mage augmentait sans cesse par ailleurs, selon des intensit&#233;s diff&#233;rentes par R&#233;gion et par cat&#233;gorie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que le plan a atteint sa vitesse de croisi&#232;re, on est arriv&#233; &#224; une diminution des ch&#244;meurs de longue dur&#233;e de 22 % et &#224; une diminution globale de 17 % des ch&#244;meurs pris en charge par rapport au d&#233;but de l'entr&#233;e en vigueur. On a constat&#233; une augmentation des efforts de formation de 35 %. Je ne dis pas que tous ces chiffres font r&#234;ver mais ce sont des &#233;l&#233;ments dont il faut tenir compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est-il rose ? Ne faut-il rien changer ? S&#251;rement pas ! Je crois qu'il faut des &#233;volutions et qu'il faut adapter, am&#233;liorer et mieux coordonner notamment les actions avec les R&#233;gions. Cela a &#233;t&#233; ma priorit&#233; d&#232;s que je suis arriv&#233;e. J'ai en effet d&#233;pos&#233; une note avec une vingtaine de propositions d'am&#233;lioration au comit&#233; de gestion de l'ONEM. Cette note a re&#231;u l'avis unanime de l'ensemble des partenaires sociaux. Cela a &#233;t&#233; vis&#233; par le Conseil des ministres. Cela a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; d'abord pendant quelques mois avec les R&#233;gions. Puis, pour des questions institutionnelles, parce que la r&#233;forme de l'&#201;tat n'avan&#231;ait pas, la R&#233;gion flamande a arr&#234;t&#233; sa collaboration.
C'est regrettable car ce plan pr&#233;voyait des renforcements de la comp&#233;tence r&#233;gionale, une responsabilisation des R&#233;gions. En effet, selon moi, il est int&#233;ressant de cr&#233;er une nouvelle r&#233;partition des r&#244;les entre les agents r&#233;gionaux et les facilitateurs. Je me demande m&#234;me si, &#224; terme, il faut encore un facilitateur au niveau de l'ONEM. Ces comp&#233;tences ne seraient-elles pas mieux d&#233;ploy&#233;es au niveau r&#233;gional ? Je suis ouverte &#224; ce d&#233;bat institutionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne les diff&#233;rentes pistes sur lesquelles on doit r&#233;fl&#233;chir, je crois qu'il faut travailler sur la troisi&#232;me cat&#233;gorie. Il y a dans le processus d'activation des demandeurs d'emploi des personnes qui sont tr&#232;s &#233;loign&#233;es du monde du travail. Elles pr&#233;sentent un handicap culturel ou social tellement important qu'elles ne peuvent avoir la m&#234;me dynamique que celles qui d&#232;s qu'elles sont licenci&#233;es s'inscrivent dans une d&#233;marche de recherche d'emploi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils ont sans doute besoin d'un accompagnement particulier, pas d'&#234;tre exclus de tout accompagnement, vers des d&#233;bouch&#233;s sp&#233;cifiques. &#192; cet effet, nous aurons des d&#233;bats, nous pr&#233;sentons des propositions avec mon cabinet. Pour r&#233;pondre &#224; M. Baeselen, c'est aussi la raison pour laquelle nous avons sollicit&#233; une concertation avec les R&#233;gions fin janvier, d&#233;but f&#233;vrier, pour d&#233;terminer comment sortir ces gens du processus d'activation classique pour leur offrir un accompagnement adapt&#233;, dans un autre cadre et une prise en charge par d'autres types de service. Cela pourrait &#234;tre une mission compl&#233;mentaire de l'ALE apr&#232;s la future r&#233;forme des ALE, envers un public sp&#233;cifique. Le tout est d'obtenir une d&#233;finition uniforme avec les R&#233;gions. Elles sont toutes trois tr&#232;s demanderesses. C'&#233;tait l'un des points de mon projet de r&#233;forme tel qu'il avait &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me modification importante, la personne suscitant une troisi&#232;me &#233;valuation positive doit acc&#233;der &#224; un emploi, quoi qu'il arrive. Soit on trouve un syst&#232;me d'activation assez fort pour que l'int&#233;r&#234;t soit tr&#232;s &#233;lev&#233; &#224; les engager, soit ces personnes doivent avoir un acc&#232;s prioritaire &#224; des emplois dans le secteur non marchand. Cela supposerait de r&#233;organiser les droits de tirage qui ne sont plus vraiment des droits de tirage mais des quotas de subvention aux R&#233;gions. On s'est un peu trop &#233;loign&#233; en la mati&#232;re des politiques de mise &#224; l'emploi. Avant, il fallait &#234;tre demandeur d'emploi : cette condition n'existe plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait r&#233;server un quota &#8211; je ne sais pas encore comment nous y prendre &#8211; pour trouver des d&#233;bouch&#233;s aux personnes ayant fait l'objet de trois &#233;valuations positives. Sinon, il y a un carrousel qui d&#233;courage les gens. Je suis d'accord avec vous sur la n&#233;cessit&#233; d'am&#233;liorer ce point. C'&#233;tait un point du projet avec les R&#233;gions. Il faudrait y revenir et m&#234;me en l'absence d'accord, il faudrait que le f&#233;d&#233;ral trouve seul les modalit&#233;s, en sachant qu'il y a un lien avec le secteur non marchand. J'ai commenc&#233; avec cette mesure pour le plan d'embauche actuel. Les personnes qui ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;es peuvent b&#233;n&#233;ficier de ce plan d'embauche qui a &#233;t&#233; lanc&#233; officiellement hier avec 1 800 euros d'activation. Quelqu'un de sanctionn&#233;, d'exclu peut en b&#233;n&#233;ficier parce qu'il est toujours inscrit comme demandeur d'emploi. C'est important. Il faut faire b&#233;n&#233;ficier les personnes sanctionn&#233;es pour l'une ou l'autre raison de toutes les mesures Activa et autres. Le cabinet planche sur la question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, comme je l'ai demand&#233; aux R&#233;gions en d&#233;cembre, nous devons analyser les suspensions de l'activation pour cause de formation. Parfois, cela marche tr&#232;s bien, mais il y a quelques couacs encore. Des cas qui nous sont soumis m&#233;ritent notre attention et quelques ajustements. Entre ce que les R&#233;gions ont commenc&#233; &#224; d&#233;velopper et les r&#233;glementations, il y a des adaptations &#224; faire. J'ai demand&#233; &#224; l'ONEM avec les services r&#233;gionaux de passer en revue le screening des formations pour examiner si la r&#233;glementation ONEM &#233;tait toujours bien en phase avec les types de formation. Sur la base de l'&#233;valuation que nous allons r&#233;aliser avec les syndicats, le screening des cas probl&#233;matiques d&#233;montrera peut-&#234;tre que certaines r&#232;gles sont trop technocratiques et qu'il faudrait les adapter &#8211; ou qu'on demande certaines choses aberrantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sera l'effet positif de notre futur d&#233;bat. Voil&#224; pour les propositions.
Quant aux questions de M. Baeselen et de Mme Staelraeve, voici les derniers chiffres en mati&#232;re d'exclusion, r&#233;gion par r&#233;gion. Pour l'ONEM, en 2008, on en est &#224; 6 425 exclusions temporaires et &#224; 4 523 exclusions d&#233;finitives. Je rappelle que sous l'article 80, les exclusions d&#233;finitives allaient bien souvent au-del&#224; de 10 000. Pour le premier semestre 2009, on en est &#224; 3 928 exclusions temporaires et 3 147 exclusions d&#233;finitives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la r&#233;partition par r&#233;gions, en 2008, il y a eu 1 418 exclusions temporaires en R&#233;gion flamande, 4 256 en R&#233;gion wallonne et 751 en R&#233;gion de Bruxelles-Capitale. Pour le premier semestre 2009, il y en a eu 749 en R&#233;gion flamande, 2 814 en R&#233;gion wallonne et 365 en R&#233;gion de Bruxelles-Capitale. On ne peut plus dire que la R&#233;gion wallonne ne prend pas sa part, non seulement en transmission des donn&#233;es, qu'elle r&#233;alise &#224; cent pour-cent maintenant mais aussi quant au type de sanctions ou quant &#224; la diff&#233;rence entre Flandre et Wallonie, qui ont des taux de ch&#244;mage diff&#233;rents. On voit bien que l'application est uniforme dans l'ensemble du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2008, les exclusions d&#233;finitives ont &#233;t&#233; de 1 236 en R&#233;gion flamande, 2 674 en R&#233;gion wallonne, 613 en R&#233;gion de Bruxelles-Capitale. Pour le premier semestre 2009, il en a eu 760 en R&#233;gion flamande, 2 011 en R&#233;gion wallonne, 376 en R&#233;gion de Bruxelles-Capitale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucune &#233;tude statistique portant sur les ch&#244;meurs sanctionn&#233;s ou exclus n'a encore &#233;t&#233; effectu&#233;e. Une grande partie des personnes sanctionn&#233;es restent &#224; charge de l'ONEM. Dans certains cas, la sanction ne consiste qu'en une diminution temporaire de l'allocation jusqu'&#224; montant &#224; peu pr&#232;s identique &#224; celui du revenu d'int&#233;gration. Les autres entament par exemple un parcours de formation, en ce sens qu'ils vont &#224; nouveau &#233;tudier &#224; temps plein, et ne re&#231;oivent aucune allocation de ch&#244;mage durant cette p&#233;riode. Certains ressortissent d&#233;sormais &#224; d'autres secteurs de la s&#233;curit&#233; sociale. Il arrive en effet que le processus d'activation mette en lumi&#232;re un handicap ou une incapacit&#233; de travail. D'autres encore, surtout les ch&#244;meurs cohabitants, d&#233;pendent de la solidarit&#233; familiale. Certains se lancent dans une activit&#233; d'ind&#233;pendant. Un autre groupe continue &#224; travailler au noir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur ces points, je rejoins les pr&#233;occupations de Mme Genot. Des analyses ont &#233;t&#233; faites et r&#233;v&#232;lent que, fondamentalement, 25 % des personnes sanctionn&#233;es retrouvent du travail. C'est une bonne nouvelle ! In fine, une personne sanctionn&#233;e sur dix passe par les CPAS. Je reconnais que c'est lourd pour les CPAS mais cela ne repr&#233;sente que 10 &#224; 11 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je trouve cependant tr&#232;s int&#233;ressant d'affiner l'&#233;tude pour d&#233;terminer s'il s'agit essentiellement de cohabitants et conna&#238;tre le revenu du conjoint qui travaille. S'agit-il principalement d'une activit&#233; ind&#233;pendante ? Le transfert s'effectue-t-il vers l'assurance maladie-invalidit&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant qu'il n'y avait pas d'activation, les personnes restaient au ch&#244;mage, m&#234;me avec un handicap. &#192; partir du moment o&#249; l'on a mis en place le plan d'activation, on s'est rendu compte que certaines personnes pouvaient basculer vers l'assurance maladie-invalidit&#233;. Je tiens donc vraiment &#224; ce que l'on affine l'&#233;tude au moyen d'enqu&#234;tes personnelles et de coups de sonde. Il faut faire un suivi et d&#233;terminer ce que sont devenues certaines personnes pour savoir vers quel organisme elles se sont tourn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ONEM n'est pas en mesure d'assurer le suivi de ces personnes. D&#232;s qu'une personne est exclue du droit aux allocations, elle n'a en effet plus aucune obligation envers l'ONEM. D'autres institutions sociales sont alors comp&#233;tentes. L'ONEM n'a plus connaissance du dossier, &#224; moins que ces personnes soient &#224; nouveau admises sur la base d'un nouvel emploi salari&#233;. Je fournirai une note comprenant des chiffres pr&#233;cis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.08 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Madame la ministre, je voudrais intervenir tout d'abord &#224; propos de votre r&#233;ponse concernant les &quot;disparus&quot; des statistiques et le fait que l'on va affiner les donn&#233;es pour d&#233;couvrir s'ils ont disparu vers d'autres caisses ou si la solidarit&#233; familiale, le travail au noir ou la d&#233;linquance ont pris le relais. Depuis plusieurs ann&#233;es, les ministres successifs me promettent d'affiner ces donn&#233;es. Je ne vois rien venir ! J'esp&#232;re qu'une &#233;tude, dont nous pourrions disposer des r&#233;sultats rapidement, sera commandit&#233;e. En effet, le temps devient long.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon interpellation portait principalement sur le probl&#232;me du report de charge vers les communes. Passer de la solidarit&#233; f&#233;d&#233;rale &#224; la solidarit&#233; intra-communale me pose un v&#233;ritable probl&#232;me. Dans une proportion moyenne, ce sont les communes les plus pauvres qui abritent le plus grand nombre d'exclus et qui ont les CPAS les plus surcharg&#233;s. Dexia vient de sortir une &#233;tude. Celle-ci montre que c'est au sein des communes les plus pauvres des grandes villes que les autorit&#233;s communales doivent intervenir, avec la plus grande proportion par habitant, dans les finances des CPAS. Les pauvres payent clairement pour les pauvres. C'est le contraire de la solidarit&#233; qui est organis&#233;. Le f&#233;d&#233;ral ne r&#233;fl&#233;chit m&#234;me pas &#224; ce probl&#232;me de report de charge vers les CPAS les plus pr&#233;caires, ce qui reporte la charge sur les citoyens payant leurs imp&#244;ts locaux dans les communes les plus pauvres. Cela me pose un probl&#232;me important et vous n'avez pas du tout r&#233;pondu &#224; mes interrogations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs fois dans la discussion, nous avons assist&#233; &#224; des retours s&#233;mantiques entre &quot;accompagnement rapide&quot; et &quot;contr&#244;le&quot;. Il convient d'arr&#234;ter de m&#233;langer les deux. On ne peut qu'&#234;tre pour l'accompagnement rapide, de qualit&#233;, efficace et le plus adapt&#233; possible, de tous les ch&#244;meurs &#8211; et c'est mon cas. Par contre, le syst&#232;me de contr&#244;le est distinct. Ce n'est pas parce que quelqu'un, que vous rencontrez une fois pendant dix minutes, vous dit que vous devez vous inscrire &#224; l'agence d'interim, &#224; ceci et &#224; cela, que vous avez &#233;t&#233; accompagn&#233;. Soyons clairs : cela n'a rien &#224; voir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai entendu certains coll&#232;gues dire que les CPAS pourraient faire davantage que donner un revenu ; ils pourraient prodiguer un v&#233;ritable accompagnement. Cependant, face &#224; un ch&#244;meur sanctionn&#233; pour trois ou quatre mois, ce n'est pas le cas. Nos CPAS des grandes villes sont d&#233;bord&#233;s et sont incapables de r&#233;aliser un v&#233;ritable travail social avec des personnes qui ne demandent l'aide que pour trois ou quatre mois. Cela n'est pas possible dans nos CPAS, compte tenu de la charge qui est la leur. Dans de petits CPAS plus &quot;familiaux&quot; connaissant des charges moindres, c'est d&#233;j&#224; difficile. Il est impossible d'effectuer ce travail avec les personnes d&#233;j&#224; inscrites dans nos CPAS et d&#233;sireuses de travailler. Il n'y a donc pas de raison pour que les personnes exclues du ch&#244;mage viennent leur &quot;prendre des emplois&quot;. Des files d'attente de gens qui veulent travailler sont pr&#233;sentes au sein de nos CPAS, et ces personnes-ci ne sont pas prioritaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous parlez du fait que vous avez rencontr&#233; les facilitateurs pour discuter d'adaptations de leurs pratiques en p&#233;riode de crise. Quelles sont exactement ces adaptations ? On a vraiment du mal &#224; comprendre car on a &#233;galement parl&#233; du fait que ces facilitateurs devaient s'adapter &#224; la R&#233;gion concern&#233;e et au march&#233; local de l'emploi. Quand je discute avec les accompagnateurs syndicaux, je ne remarque pas vraiment cette diff&#233;rence d'approche selon les bassins et les possibilit&#233;s d'emploi. Concr&#232;tement, en quoi consistent ces adaptations ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous avez &#233;galement parl&#233; du fait de s'inscrire dans une agence d'int&#233;rim. Soyons clairs, en R&#233;gion bruxelloise, si vous &#234;tes non-qualifi&#233;, de plus en plus d'agences d'int&#233;rim refusent de vous inscrire car elles ont trop de volontaires avec ce type de profil. Je suis donc un peu &#233;tonn&#233;e de cette d&#233;marche &#224; accomplir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous dites que vous n'avez pas &#233;norm&#233;ment de plaintes ni de recours et que, dans la majorit&#233; des cas, ces recours confirment la d&#233;cision qui a &#233;t&#233; prise. On l'a vu dans certaines &#233;tudes, la majorit&#233; des personnes sanctionn&#233;es ont un niveau de scolarit&#233; tr&#232;s faible et elles n'utilisent g&#233;n&#233;ralement pas ces possibilit&#233;s de plaintes et de recours. Ce n'est que quand des accompagnateurs syndicaux les &#233;paulent que plaintes et recours sont introduits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je connais pas mal de gens qui n'essaient m&#234;me pas, qui abandonnent, qui se replient chez eux et je pense que, t&#244;t ou tard, ce sera particuli&#232;rement dommageable pour eux-m&#234;mes et pour leur famille.
Vous dites que le ch&#244;mage de longue dur&#233;e diminue. Mais le taux d'emploi n'augmente plus. Si ce taux de ch&#244;mage diminue et que les personnes au travail ne sont pas plus nombreuses, o&#249; sont pass&#233;s ces ch&#244;meurs de longue dur&#233;e qui ne sont soi-disant plus au ch&#244;mage ? Il faut se m&#233;fier de ces manipulations de chiffres, qui permettent de faire diminuer les statistiques de mani&#232;re artificielle. Les seules statistiques valables, celles qui concernent les personnes effectivement &#224; l'emploi, ne r&#233;percutent pas ces &quot;bonnes nouvelles&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense qu'il est int&#233;ressant de continuer la discussion avec les R&#233;gions afin d'&#233;changer des informations et de proposer des accompagnements pertinents. Mais il ne faut pas avancer vers un syst&#232;me qui entra&#238;nerait une confusion entre accompagnement et contr&#244;le car cette confusion casse la confiance qui permet un v&#233;ritable accompagnement, indispensable &#224; un v&#233;ritable travail social. Tout travailleur social avec une d&#233;ontologie &#233;tablie, vous l'expliquera.
Vous reparlez des gens qui sont tr&#232;s &#233;loign&#233;s du travail. Mais, l&#224; aussi, cela fait des ann&#233;es que l'on dit dans ce parlement qu'il faut r&#233;fl&#233;chir &#224; des solutions pour ceux que l'on d&#233;crit maintenant comme les &quot;tr&#232;s &#233;loign&#233;s du travail&quot;, en sachant que ce sont les premi&#232;res victimes de ce plan. Or, dans les faits, on ne voit rien venir ! Et, dans les faits, quand on rencontre les victimes de ce plan, on constate qu'il s'agit de personnes principalement analphab&#232;tes, avec des probl&#232;mes de toxicomanie, d'alcoolisme etc. Il y a donc une gestion d&#233;faillante de la situation. J'esp&#232;re vraiment que la prochaine fois que vous serez interrog&#233;e, vous pourrez pr&#233;senter des &#233;l&#233;ments concrets car on ne peut pas continuer &#224; parler de ces gens tr&#232;s &#233;loign&#233;s du travail, tout en les laissant dans la machine &#224; exclure !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous soulignez l'utilit&#233; de revoir le syst&#232;me des droits de tirage aux niveaux r&#233;gionaux. Attention ! C'est toute une s&#233;rie de ministres r&#233;gionaux qui ont d&#233;cid&#233; de p&#233;renniser le secteur associatif r&#233;gional argumentant que les actions men&#233;es par ce secteur associatif au niveau r&#233;gional &#233;taient primordiales. On ne peut donc plus le fragiliser avec des petits contrats et des sous-statuts pour les travailleurs. On a tous applaudi lors de la mise en &#339;uvre de ce syst&#232;me ; il ne faudrait pas que l'on revienne en arri&#232;re !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;sidente :&lt;/strong&gt; Madame Genot, permettez-moi de vous rappeler que votre r&#233;plique ne peut exc&#233;der cinq minutes ; or, vous &#234;tes d&#233;j&#224; &#224; plus de 8 minutes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.09 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Je vais me d&#233;p&#234;cher ! La r&#233;ponse de la ministre ayant &#233;t&#233; tr&#232;s longue, il convient de revenir sur un certain nombre d'&#233;l&#233;ments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame la ministre, vous avez parl&#233; de la n&#233;cessit&#233;, &#224; la troisi&#232;me &#233;valuation positive, de r&#233;compenser les personnes qui recherchent activement de l'emploi. Cela fait plusieurs ann&#233;es que vous nous parlez de cette mesure ! Or, rien ne bouge ! On ne peut pas, pendant toute une l&#233;gislature, parler de choses et ne rien mettre r&#233;ellement sur la table en mati&#232;re d'avanc&#233;es. J'esp&#232;re que la prochaine fois que nous aborderons ce sujet, nous recevrons des nouvelles plus effectives que de simples discussions de caf&#233; du commerce !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais donc, &#224; la suite de cette interpellation, d&#233;poser une motion qui &#8211; je le pense, pour une fois &#8211; agr&#233;era tout le monde, puisqu'elle &#233;tablit que le parlement d&#233;cide d'organiser rapidement une &#233;valuation contradictoire du plan d'activation des ch&#244;meurs. J'esp&#232;re que tout le monde soutiendra cette motion et que l'on pourra rapidement organiser ce travail d'&#233;valuation ici au parlement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Motion&lt;/strong&gt;
En conclusion de cette discussion une motion de recommandation a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e par Mmes Zo&#233; Genot, Muriel Gerkens et Meryame Kitir et est libell&#233;e comme suit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;La Chambre,
ayant entendu l'interpellation de Mme Zo&#233; Genot
et la r&#233;ponse de la vice-premi&#232;re ministre et ministre de l'Emploi et de l'&#201;galit&#233; des chances, charg&#233;e de la Politique de migration et d'asile,
d&#233;cide d'organiser rapidement une &#233;valuation contradictoire du plan d'activation des ch&#244;meurs.&#8220;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission des Affaires sociales - R&#233;union du 19 janvier 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0754)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des mineurs &#233;trangers seuls encore &#224; la rue !</title>
		<link>http://www.zoegenot.be/Des-mineurs-etrangers-seuls-encore.html</link>
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		<description>Cons&#233;quence de la crise de l'accueil, FEDASIL a refus&#233; d'accueillir des jeunes nouvellement arriv&#233;s... et le bras de fer F&#233;d&#233;ral-Communaut&#233;s se poursuit. 06 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Int&#233;gration sociale et &#224; la Lutte contre la pauvret&#233;, adjoint &#224; la ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233; publique, charg&#233;e de l'Int&#233;gration sociale, sur &quot;le non-accueil des MENA non demandeurs d'asile et l'envoi dans des centres pour adultes de MENA demandeurs d'asile&quot; (n&#176; 18914) 06.01 Zo&#233; Genot (...)

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&lt;a href="http://www.zoegenot.be/-Injustices-sociales-.html" rel="directory"&gt;Injustices sociales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cons&#233;quence de la crise de l'accueil, FEDASIL a refus&#233; d'accueillir des jeunes nouvellement arriv&#233;s... et le bras de fer F&#233;d&#233;ral-Communaut&#233;s se poursuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;06 Question de Mme Zo&#233; Genot au secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Int&#233;gration sociale et &#224; la Lutte contre la pauvret&#233;, adjoint &#224; la ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233; publique, charg&#233;e de l'Int&#233;gration sociale, sur &quot;le non-accueil des MENA non demandeurs d'asile et l'envoi dans des centres pour adultes de MENA demandeurs d'asile&quot;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (n&#176; 18914)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;06.01 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la pr&#233;sidente, monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, au cours du mois d'octobre, Fedasil a d&#233;cid&#233; de ne plus accueillir les mineurs non accompagn&#233;s non-demandeurs d'asile (MENA) m&#234;me en premi&#232;re phase, en argumentant sur la crise de l'accueil et le repli sur le public dont ils sont directement responsables.
Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, vous avez cependant rapidement ordonn&#233; de retirer cette instruction, ce qui a &#233;t&#233; fait. En pratique, n&#233;anmoins, ces jeunes non-demandeurs d'asile ne sont plus accueillis dans des centres pour MENA, sauf quelques exceptions comme par exemple les MENA les plus jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux mineurs demandeurs d'asile, ils sont actuellement envoy&#233;s dans des centres d'accueil pour majeurs, des structures qui, par cons&#233;quent, ne sont absolument pas adapt&#233;es pour eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, combien de MENA sont-ils actuellement dans la rue ? Quels crit&#232;res de priorit&#233; sont-ils utilis&#233;s pour attribuer les places d'accueil qui se lib&#232;rent aux MENA non-demandeurs d'asile ? Combien de MENA demandeurs d'asile se trouvent-ils dans des centres pour adultes ? Quelle d&#233;marche comptez-vous entreprendre pour mettre fin &#224; ce scandale des MENA laiss&#233;s &#224; la rue et pour que tous les MENA fassent l'objet d'un accueil correct ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s la plate-forme &quot;Mineurs en Exil&quot;, il semblerait que vos services se livrent &#224; un processus d'identification acc&#233;l&#233;r&#233; des mineurs, alors que la comp&#233;tence en la mati&#232;re est r&#233;serv&#233;e au service des Tutelles. Confirmez-vous cette pratique ? Quelles d&#233;marches sont-elles entreprises par vos services dans ce cadre ? Enfin, quel est le d&#233;lai n&#233;cessaire, en moyenne, pour que le service des Tutelles puisse mener ce processus ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.02 Philippe Courard, secr&#233;taire d'&#201;tat :&lt;/strong&gt; Madame la pr&#233;sidente, madame Genot, cette question rel&#232;ve de la comp&#233;tence du service des Tutelles, comme vous venez de l'indiquer, dont est en charge mon coll&#232;gue, le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck. En effet, le service des Tutelles centralise les signalements de tous les MENA ou pas et dispose des statistiques relatives &#224; l'ensemble des MENA pr&#233;sents sur le territoire, qu'ils soient dans une structure d'accueil ou pas, et, ce, pour autant qu'ils aient &#233;t&#233; signal&#233;s par une instance publique (la police, l'Office des &#233;trangers, etc.) ou priv&#233;e, une ASBL par exemple.
Tous les mineurs non accompagn&#233;s ne sont pas orient&#233;s vers Fedasil, soit parce qu'ils ont une adresse vers laquelle se diriger apr&#232;s avoir &#233;t&#233; signal&#233;s, soit parce qu'ils sont orient&#233;s directement vers les Communaut&#233;s, notamment lorsqu'ils sont victimes de la traite et qu'ils n&#233;cessitent un accueil appropri&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le service des Tutelles a une vue compl&#232;te sur la proportion de jeunes qui sont accueillis dans les diff&#233;rents types de structure ainsi que sur ceux qui n'ont pas d'adresse apr&#232;s leur signalement. Fedasil centralise uniquement les informations relatives aux MENA qui sont h&#233;berg&#233;s dans une structure d'accueil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; votre deuxi&#232;me question relative &#224; l'attribution des places d'accueil aux MENA non-demandeurs d'asile, les crit&#232;res de priorit&#233; suivants sont appliqu&#233;s : la disponibilit&#233; des places en centre d'observation et d'orientation (COO) et la vuln&#233;rabilit&#233; du jeune en particulier. La priorit&#233; est donn&#233;e aux jeunes primo-arrivants demandeurs de rentrer dans le parcours d'accueil en Belgique, ayant des probl&#232;mes de sant&#233; mentale et physique, tout en tenant compte de leur &#226;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; votre troisi&#232;me question, en raison d'un manque de places au sein des Communaut&#233;s et de l'augmentation du nombre de jeunes &#224; accueillir, Fedasil a d&#251; cr&#233;er des places d'urgence, en r&#233;servant des places en structure pour adultes aux MENA. Certains jeunes ressortent clairement de la comp&#233;tence des Communaut&#233;s parce qu'ils ont moins de 14 ans ou parce qu'ils sont particuli&#232;rement vuln&#233;rables. Je pense &#224; des troubles mentaux, comportementaux importants ou &#224; de la d&#233;linquance, etc. Pour ces jeunes, un dossier est introduit aupr&#232;s du service d'Aide &#224; la jeunesse. N&#233;anmoins, les d&#233;lais de r&#233;ponse sont trop importants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En date du 4 f&#233;vrier 2010, 170 MENA se trouvaient en centre d'accueil pour adultes. Nous avons interpell&#233; la ministre Huytebroeck, en charge de l'Aide &#224; la jeunesse, afin qu'elle cr&#233;e des places adapt&#233;es.
&#192; ce stade, aucune proposition d'h&#233;bergement n'est d&#233;pos&#233;e, ce qui bloque totalement les perspectives d'accueil pour les mineurs en danger, dont l'accueil devrait se r&#233;aliser en partenariat avec l'Aide &#224; la jeunesse, conform&#233;ment au d&#233;cret de 1991.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; votre quatri&#232;me question, afin de solutionner les difficult&#233;s quant au processus d'accueil des MENA, j'ai pris l'initiative de relancer les concertations entre les Communaut&#233;s et le f&#233;d&#233;ral afin d'&#233;laborer un accord de coop&#233;ration sur du long terme et, sur le court terme, de d&#233;gager des solutions d'urgence pour que tous les mineurs soient accueillis. Une note a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e au Conseil des ministres du 5 f&#233;vrier afin d'am&#233;liorer le processus qui lie le service des tutelles, les instances d'asile et d'immigration, les instances d'accueil, Fedasil et l'Aide &#224; la jeunesse, les instances du secteur Jongerenwelzijn. Je souhaite que chacune, selon ses comp&#233;tences, apporte de r&#233;elles solutions et mesure l'effort &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui me concerne, Fedasil cr&#233;e prochainement une centaine de places pour mineurs non accompagn&#233;s dans trois structures collectives f&#233;d&#233;rales ; 60 places seront &#233;galement cr&#233;&#233;es via les partenaires de l'accueil et une cinquantaine de places en ILA. Nous souhaitons, pour la fin 2010, cr&#233;er 200 places pour ce public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; vos deux derni&#232;res questions, elles touchent &#224; un &#233;l&#233;ment essentiel de l'accueil des MENA.
Les d&#233;lais d'identification par les services de tutelle sont beaucoup trop longs. L'ann&#233;e derni&#232;re, j'ai interpell&#233; le ministre De Clerck qui est comp&#233;tent pour le service des tutelles afin qu'il renforce les &#233;quipements en place. Actuellement, cela n'a pas encore donn&#233; de r&#233;sultat. Les jeunes sont donc transf&#233;r&#233;s vers d'autres structures sans que cette identification n'ait abouti. Cela signifie aussi que des jeunes non-demandeurs d'asile, majeurs, sont transf&#233;r&#233;s alors qu'ils ne devraient pas avoir droit &#224; l'accueil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;lai n&#233;cessaire en moyenne pour que le service des tutelles puisse mener le processus d'identification est calcul&#233; entre l'&#233;mission du doute sur l'&#226;ge et la communication des r&#233;sultats officiels, apr&#232;s la r&#233;alisation du triple test osseux. Le d&#233;lai moyen calcul&#233; sur une p&#233;riode de 12 mois est de 42 jours pour les jeunes en COO. Ces d&#233;lais d&#233;passent le temps de s&#233;jour l&#233;gal en COO, soit 15 jours renouvelables une fois, ce qui entra&#238;ne un ralentissement important pour le transfert des jeunes vers les COO ainsi qu'une diminution importante de la capacit&#233; de ces m&#234;mes COO. Vu le manque de places en COO et le d&#233;lai d'identification, une liste d'attente s'&#233;tait cr&#233;&#233;e et Fedasil souhaitait accorder la priorit&#233; &#224; l'accueil des plus jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation de places d'urgence &#8211; des places pour adultes ont &#233;t&#233; converties en places pour MENA &#8211;, le trajet d'accueil en trois phases (COO, structure collective, autonomie encadr&#233;e) a &#233;t&#233; r&#233;tabi et Fedasil ne proc&#232;de plus &#224; cette mesure d'identification.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;06.03 Zo&#233; Genot (Ecolo-Groen !) :&lt;/strong&gt; Merci. Je suis heureuse d'apprendre que de nouvelles places destin&#233;es aux MENA et avec l'encadrement ad&#233;quat seront disponibles. Cela me para&#238;t une excellente nouvelle. Il est primordial que le f&#233;d&#233;ral soit l'instance d'accueil de tous les MENA, au moins dans une premi&#232;re phase, pour qu'aucun d'entre eux ne reste dans la rue comme aujourd'hui. Je suis contente de voir que Fedasil ne s'occupe plus de cette mesure d'identification pour laquelle il n'&#233;tait pas comp&#233;tent. Je ne manquerai pas d'interroger &#233;galement le ministre de la Justice sur ce qu'il fait pour que le service de tutelle accomplisse effectivement et activement sa t&#226;che.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;[Chambre des repr&#233;sentants &#8211; Commission de la Sant&#233; publique - R&#233;union du 10 f&#233;vrier 2010 &#8211; Extrait du compte rendu int&#233;gral (CRIV 52 &#8211; COM 0788)]&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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