Zoé Genot
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Rencontre des gouvernements avec les partenaires sociaux : ECOLO regrette l’immobilisme du gouvernement fédéral.

mardi 1er décembre 2009, par Bea

41 000 chômeurs de plus, et …aucune action claire du gouvernement pour créer de l’emploi. Par contre un renforcement du plan de contrôle des chômeurs, pour exclure et baisser les statistiques…

Rencontre des gouvernements avec les partenaires sociaux

ECOLO regrette l’immobilisme du gouvernement fédéral

La situation de l’emploi en Belgique est dramatique pour les travailleurs. En octobre, 41.000 personnes de plus que l’année dernière à la même période ont été indemnisées comme demandeurs d’emploi par l’Onem. Selon la Banque Nationale, notre pays devrait compter 68.000 chômeurs supplémentaires en 2009 et 111.000 en 2010. Ces chiffres le prouvent, les travailleurs sont les premières victimes de la crise ! Face à ce constat, ECOLO regrette l’immobilisme du gouvernement fédéral, notamment en matière de création d’emplois nouveaux.

La hausse importante du nombre de chômeurs a certes été atténuée par certaines des mesures anticrises prises par le gouvernement. , Lors de leur entrée en vigueur, il avait été décidé que celles-ci pourraient être prolongées jusqu’au 30 juin 2010 après avis du Conseil National du Travail, en fonction de l’évolution de la situation économique et d’avancées significatives dans le dossier de l’harmonisation des statuts ouvrier et employé. Or, à l’heure actuelle, il apparait que les discussions entre partenaires sociaux sont bloquées et que le gouvernement fédéral se refuse d’intervenir pour sortir la situation de l’impasse.

Par ailleurs, dans ce contexte de crise généralisée de l’emploi, le groupe ECOLO dénonce la non-remise en cause de la politique de contrôle de la disponibilité des chômeurs par le gouvernement et par la Ministre de l’Emploi. Dans une période de crise telle que nous la connaissons, cette politique engendre en effet une forte hausse de sanctions et un afflux important des sanctionnés vers les CPAS. Lorsqu’on sait, en outre, que seuls 25% des sanctionnés dans le cadre du plan d’activation retrouvent un emploi par la suite, que les personnes qui ont été sanctionnées dans le cadre de cette politique dite « d’activation » occupent souvent les emplois les plus précaires et que cette politique s’acharne tout particulièrement contre les personnes peu scolarisées, on ne peut qu’exiger du gouvernement que, vu l’aggravation de la crise, il revoie urgemment son plan.

Enfin, pour ECOLO, les politiques concrètes et ciblées du gouvernement fédéral pour faire évoluer l’économie belge vers les secteurs porteurs et difficilement délocalisables brillent par leur absence Par son immobilisme, le gouvernement fédéral risque de faire rater à la Belgique le train de la transition vers une économie verte, moins productrice de CO², comme nous l’avons jadis raté lorsqu’il était question de révolution des techniques de l’information et de la communication.

Les travailleurs doivent pouvoir compter sur un gouvernement fédéral solide en ces temps de crise. Il a pris jusqu’ici des mesures « transitoires », qu’il ne peut que prolonger, et qui vont se transformer en mesures permanentes pour les travailleurs s’il n’y a pas de véritable vision d’avenir et de volonté d’investir dans l’économie de demain.

Zoé Genot

Députée fédérale

Georges Gilkinet

Député fédéral

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