Parcours
« Pour moi, à 17 ans, c’était clair. Même si je ne savais pas quoi faire plus tard, je voulais comprendre le monde. Je me suis posé la question à cent euros : ‘Qu’est-ce qui fait tourner le monde ?’ La réponse s’est rapidement imposée à moi : ‘Le fric’. Donc, je voulais comprendre le fric… j’ai choisi d’étudier l’économie ». Sur la base de cette réflexion, on pourrait se demander si c’est le pragmatisme néo-libéral qui allait diriger la destinée de Zoé Genot ? Après des études de sciences économiques à l’U.L.B., sa carrière allait-elle épouser les fluctuations du BEL 20 ? Et bien, non. Pas du tout. Au contraire, même. A croire que Zoé s’est délibérément confrontée à l’ennemi pour mieux le cerner, pour mieux le combattre. « J’ai commencé par un contrat de trois mois dans une association qui s’occupe des pays en voie de développement. Puis j’ai accepté une mission plus longue, dans autre association, également en contact avec les pays du Sud mais dont le combat se situe plutôt au niveau de la femme et de sa position dans la société ». Ensuite, Zoé travaille pour un syndicat. « J’y aidais des chômeurs qui souhaitaient se lancer comme entrepreneurs sociaux. Cette expérience m’a permis d’étudier les questions d’emplois ». Entretemps, Zoé Genot s’est inscrite au parti écolo. Une adhésion qui la mènera plus loin que prévu.
Métier
Députée fédérale, siégeant à la Chambre des Représentants, Zoé Genot est bien placée pour faire bouger les choses. Elle remplit, comme tous ses collègues, une fonction de contrôle du gouvernement et une fonction législative. Elle propose des lois, sur la base des contacts qu’elle entretient avec les citoyens et la société civile. « Un député doit rencontrer des gens ou des associations pour bien identifier les problèmes à résoudre. Ensuite, c’est son rôle d’interroger les ministres, de les faire réagir ou d’émettre des propositions de loi pour améliorer la situation sur le terrain ». La vie publique n’est pas pour autant facile. Elle impose des contraintes qui lui sont propres. « Je déteste préparer une réunion parlementaire puis la voir reportée car trop de collègues sont absents. Quelle perte de temps ! » Au fond, ce que Zoé Genot préfère, c’est rencontrer des gens différents : « des élèves, des personnes âgées, des grévistes, des avocats et même Yasser Arafat ».
Message
« Oui, il est possible de changer les choses, mais chacun doit s’y mettre à sa taille, avec d’autres motivés. Et surtout, pour que ça marche, il faut que ça reste un plaisir ! »
Portrait de Zoé Genot réalisé par DREAM DAY 2007